Un nouvel impôt sur les résidences secondaires ?

La surtaxe d’habitation augmente dans de nombreuses villes touristiques, mais est destinée à disparaître en même temps que la taxe d’habitation en 2020. Quel nouvel impôt les propriétaires pourraient-ils avoir à payer pour compenser cette perte de revenus pour les communes ?

La disparition totale de la taxe d’habitation en 2020 inquiète les communes, qui cherchent comment compenser cette perte de revenus, notamment ceux liés aux résidences secondaires. L’année dernière, la surtaxe d’habitation sur ces dernières aurait rapporté plus de 63 millions d’euros à Paris.

Cet impôt est actuellement plafonné à 60 %. Avant qu’il ne disparaisse lui aussi d’ici 2 ans, de nombreuses communes touristiques ont décidé de profiter de la marge qu’il leur laisse : il a triplé pour atteindre son maximum à Nice, Bordeaux pourrait le voir passer de 20 % à 50 %, Toulouse étudierait la question… Saint-Nazaire envisagerait elle aussi de le porter à 60 %, ce qui a entraîné la création d’une association de propriétaires contre cette mesure, dans une commune qui ne serait pas suffisamment touristique pour qu’une telle surtaxe se justifie.

Le rapporteur général du budget à l’Assemblée, Joël Giraud, a admis que chaque commune présentait ses particularités et s’est prononcé en faveur d’une sérieuse étude de la situation. Parmi les solutions envisagées, la création d’un nouvel impôt qui fusionnerait la surtaxe d’habitation avec la taxe sur les logements vacants, qui s’applique aux logements non meublés et non occupés pendant plus de six mois.

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2 Commentaires

  • polo 29 mars 2018   Répondre →

    Comment peut-on faire un commentaire pareil ! Il dit qu’il faut centraliser les profits vers les nantis et sociétés (ayant leurs domiciles fiscales souvent hors de France), plutôt que de répartir la richesse entre tous les “petits”. Une bonne technique pour faire moins de riche (mais alors de bien plus riche), et plus de pauvre. Certains doivent regretter l’esclavage…

  • Ekolomn 23 mars 2018   Répondre →

    L’immobilier touristique au détriment de l’économie de tous… Vous recherchez un toit pour les vacances et vous payer 4 à 5 fois le prix locatif mensuel habituel sur le marché, quand ce n’est pas plus selon les villes. Cela engendre des villes vides ou quasi mortes sur le plan du développement économique et vital socialement et ce pendant 8 mois dans l’année. L’on trouve même dans ces villes des commerces loués juste pour une saison touristique. Cela engendre des refus de location de logements pour ceux qui désirent rester sur place et y travailler toute l’année et engendre alors des endroits réservés à certains groupes sociaux qui disparaissent. Traversez certains villes balnéaires l’hyver hors des saisons des vacances d’été et vous verrez des zones désertes avec 90% ou plus de volets fermés sans un commerce d’ouvert. Tout cela profite uniquement à des investisseurs immobiliers de toutes catégories qui n’ont souvent aucun autre intérêt régional ou municipal que l’aspect financier personnel. A l’heure ou l’on parle d’exonérations des impôts sur les toits des Français, le secteur de la résidence de rapport doit être mis en cause sur les nombreuses conséquences que cela engendre sur la collectivité et ceux qui assument les 12 mois de l’année sur les lieux. Voila la raison de la fermeture des commerces, des petits hôtels qui subissent cette concurrence déloyale, des écoles, des hopitaux, du manque d’entretien des infrastructures diverses, du manque d’emploi pour les jeunes qui ne voient que des contrats en CDD saisonniers, et du manque d’entreprises nouvelles dans de nombreuses régions qui ne vivent ou survivent que 4 mois dans l’année, par cette situation qui ne représente plus la notion de société collective telle que nous l’attendons tous. Taxer les locations immobilières privées comme des entreprises est un juste retour demain à une synergie économique profitable à tous et un retour à la vie de nombreuses villes et à ses véritables habitants.

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