Risques électriques : l’état de l’immobilier ancien inquiétant

50 000. C’est le nombre de sinistres d’origine électrique recensés en France chaque année. S’il est si élevé, c’est sans doute en grande partie à cause de l’état des installations électriques dans les logements, en particulier les plus anciens. Les risques électriques sont donc bien réels. 

Le Groupe de Réflexion sur la Sécurité Electrique dans le Logement (GRESEL) a récemment publié les résultats d’une étude réalisée par Promotelec et portant sur 5 000 diagnostics électriques. Il en ressort que plus des deux tiers des logements (68 %) en France présentent au moins un risque électrique, et plus fréquemment trois ou quatre en moyenne. Les plus courants : le défaut de mise à la terre, la vétusté des matériels électriques et l’inadéquation de la protection contre les surintensités, respectivement repérés dans 41 %, 34 % et 27 % des logements étudiés.

Le diagnostic électrique obligatoire pour remédier au problème

L’un des objectifs du diagnostic électrique rendu obligatoire pour la mise en location depuis le 1er juillet 2017 est d’améliorer la situation. Un objectif d’autant plus stratégique que l’étude note une nette différence entre l’état des installations électriques dans les logements mis en vente et ceux proposés à la location, ces derniers étant particulièrement mal en point.

Le GRESEL rappelle par ailleurs que selon les données de l’Observatoire national de la sécurité électrique (ONSE), 3 000 personnes sont victimes d’une électrisation chaque année en France, dont 40 décèdent d’une électrocution.

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