Quelles sont les plaintes des locataires ?

La Confédération générale du logement (CGL) a récemment publié son 8ème baromètre annuel, qui révèle quelles sont les principales sources de désaccord entre les propriétaires et les locataires. Les conflits sur le dépôt de garantie sont les plus courants.

Citée par près de 16 % des personnes interrogées pour le baromètre de la CGL, la non-restitution du dépôt de garantie, ou sa restitution partielle, est la toute première plainte des locataires. C’est le plus souvent lié soit à une mauvaise volonté du propriétaire, soit à un désaccord sur l’état des lieux au moment de la sortie du logement. Le reste du Top 5 est composé des troubles de jouissance (insalubrité, humidité), avancés par plus de 15 % des locataires, des charges locatives (environ 10 %), de la communication avec le bailleur (presque 7 %) et enfin des relations avec les agences immobilières (plus de 4 %).

Une solution pour le dépôt de garantie ?

Dès avril 2017, le Conseil général de l’environnement et du développement durable avait préconisé la création d’un fonds géré par une institution publique qui centraliserait l’ensemble des dépôts de garantie, soulignant que cela « minimiserait les risques de litiges entre propriétaires et locataires en faisant intervenir un tiers dans la gestion du dépôt de garantie. » La CGL a profité de son baromètre pour réitérer la demande : pour elle, ce fonds permettrait de « pacifier les relations bailleurs-locataires et le propriétaire ne détiendrait plus la mainmise sur les dépôts de garantie. »

 

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3 Commentaires

  • dubalai 12 avril 2018   Répondre →

    La C.G.L laissé moi rire quand je vois qu’ils se tutoient avec le Bailleur et devant les locataires qui ont un litige, on peut se poser des questions
    sur la partialité des rapports entre ces associations …

  • HAUCET 12 avril 2018   Répondre →

    Bonjour,
    Encore une mauvaise idée…. créer une nouvelle structure qui va gérer les dépôts de garantie et bien sûr avoir un coût pour les bailleurs.
    Représentant de l’UNPI à la Commission départementale des baux d’habitation je peux témoigner qu’il y a certes des propriétaires qui exagèrent ou abusent MAIS dans les 3/4 des cas les litiges résultent de l’absence d’établissement d’état des lieux de manière satisfaisante et de comportements inadmissibles des locataires. Lors de l’entrée dans les lieux tout doit être impeccable (comme si l’on entrait dans un logement neuf) mais à la sortie l’état des lieux est très souvent éloigné d’une occupation en “bon père de famille”.
    Alors cessez de “taper” sur les propriétaires qui n’ont que l’équivalent d’un mois de loyer pour assurer des frais de remise en état d’un coût souvent deux à cinq fois supérieur.

  • Magnitogorsk 12 avril 2018   Répondre →

    Si cette valeureuse commission a un quelconque pouvoir sur les locataires, plutôt que de cibler unilatéralement les bailleurs, alors banco !
    Sinon, c’est encore un nouveau machin à financer et qui ne servira à rien !

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