Loyers en baisse, faut-il vraiment se réjouir ?

Une baisse record des loyers a été enregistrée cette année. Du jamais vu en près de vingt ans ! Une bonne nouvelle pour les nouveaux locataires qui devront débourser moins… Mais qui risquent de se retrouver avec un bien de moindre qualité dans un  marché saturé.

Les loyers ont reculé de 1,4 % en moyenne sur les huit premiers mois de l’année par rapport à la même période en 2014, d’après l’observatoire Clameur. Cette baisse concerne principalement les petits logements qui demeurent les biens les plus recherchés par les locataires. Les loyers des studios connaissent ainsi une diminution de 2,7 % et ceux des deux-pièces de 1,3 %. Les villes les plus touchées sont Marseille (-5,2 %), Lyon (-3,6 %), Lille (-2 %) et Strasbourg (-1,8 %). Seules trois grandes villes échappent à cette baisse : Le Mans (0,7 %), Bordeaux (0,3 %) et Reims (+0,3 %). Quant à eux, les locataires parisiens peuvent aussi se réjouir avec une baisse des loyers de 1,8 %.

Un parc locatif affaibli

Si le recul des loyers engendre de potentielles économies pour les locataires, elle les met face à un parc locatif qui se détériore. En effet, les locataires déménagent plus facilement (29,5 % en 2015 contre 28,2 % en 2014) mais risquent de se retrouver avec un logement de moindre qualité. En effet, depuis le début de l’année, seuls 15,8 % des logements sont reloués après des travaux d’entretien ou d’amélioration, contre 23,3 % sur la période 1998-2015. Enfin, alors que l’offre locative repart sur tout le pays, Paris connaît une nouvelle baisse qui pourrait engendrer une « crise quantitative sévère » d’après l’observatoire.

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