L’immobilier serait-il en perte de vitesse ?

Alors que le secteur affichait, il y a quelques mois encore, une santé de fer, les pronostics avancés aujourd’hui par certains professionnels de l’immobilier tracent des perspectives à l’insolence discrète : les prix devraient baisser.

L’ Institut de l’Epargne Immobilière et Foncière (IEIF) en partenariat avec l’entreprise Gecina et  l’Université Paris Dauphine, vient de publier une étude relative à l’évolution du marché de l’immobilier sur les trois années à venir. En ressortent deux scénarii possibles, mais avec toutefois un dénominateur commun : une tendance à la baisse. Le verdict semble en effet sans appel : selon cette étude, les prix dans l’immobilier vont marquer le pas. Alors que depuis quelques mois, les professionnels du secteur comme les analystes économiques s’accordent sur un net ralentissement des prix, cette analyse vient donc conforter cette probabilité.

Après que les prix aient atteint des sommets – on se souvient que la capitale française a flirté avec un prix au m2 à son plus haut niveau avant l’été – ils devraient donc reculer…et cette baisse pourrait être, d’après l’IEIF, entre -8% et -14% d’ici 2014.

Deux scénarii possibles

Dans cette étude, deux options se dessinent. Le scénario le plus probable selon l’institut ? Un recul des prix progressif. Celui-ci s’amorcerait dès 2013 (-3%) pour se renforcer en 2014 (-5%), pour aboutir à un recul global de -8% des prix dans l’ancien en 2014. Ce, dans un contexte fragilisé par une croissance faible, qui se ressaisirait doucement, des taux d’emprunts immobiliers élevés (4% en moyenne sur 20 ans) et des ventes de logements neufs en net fléchissement, l’étude tablant, pour ce secteur, sur une chute des transactions de l’ordre de -15% pour 2012 . L’autre piste envisagée par l’IEIF, est plus sombre. C’est celle de la récession économique dans laquelle plongerait la France. S’ensuivraient alors des taux de crédits immobiliers très élevés (plus de 5% en moyenne sur 20 ans), la chute vertigineuse des ventes des logements neufs et dans l’ancien de l’ordre de -20% en 2012 et des prix qui ne cesseraient de reculer pour atteindre une baisse cumulée de -14% en 2014.

Dans un cas comme dans l’autre, vous l’aurez compris, l’immobilier n’est pas à la fête mais il faut néanmoins souligner que les deux perspectives envisagées  peuvent varier en fonction des secteurs…

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7 Commentaires

  • Mme Irma 17 mars 2012   Répondre →

    L’immobilier sera toujours régi par la loi de l’offre et de la demande, alors les prévisions … c’est comme les sondages.

  • fefe 1 mars 2012   Répondre →

    Je pense que malgre toutes les baisses incertaines que l on peut annoncer la réalité reste que l ‘immobiliers sera toujours le meilleur placement que les gens peuvent faire comparé à la bourse ou autre ayant ruiné beaucoup de gens.
    Je pense aussi que les gens s’ils ne vendent pas en gagnant de l’argent mettront leurs biens en location
    et en temps de crise il y aura je pense de demandes de ce type en nombre car les gens ne pourront pas acheter .Quand aux médias ils ne cessent de prédire de futures baisses des prix pour casser le moral des vendeurs et créer une une chute des prix mais les gens restent lucides.
    D’ailleurs cette nouvelle loi sur les plus values passée de 15 a 30 ans pour les vendeurs ne fera que ralentir les mises en ventes des particuliers de leurs biens car ils attendront 30 ans pour revendre et mettront leurs biens en location en attendant.
    Donc le résultat escompté de l ‘état sera tout autre: moins de biens en agence,moins de transactions et par la suite peut etre une offre moins forte et des prix qui augmentent.

  • Poulos 1 mars 2012   Répondre →

    C’est bien, et que la baisse continue ! On arrivera peut être à retrouver des prix au M2 un peu moins indécents.

  • victor 1 mars 2012   Répondre →

    des biens immobiliers bien situés que ce soit un local professionnel ,un appartement ou une villa sur le littoral en france se vendront toujours a leur prix meme en ces périodes d’incertitude des études ont été faites que pour les 50 années a venir les seniors se dirigerants vers les bords de mer en france pour leur retraite grace a leur pouvoir d’achat cela maintiendra les prix de l’immobilier a une « côte » certaine si je peut dire
    un exemple si j’avais du « fric » j’achéterais massivement en gréce plutot qu’en europe la misere est plus supportable au soleil disait l’autre et il a bien raison

  • M. BAUDRY 1 mars 2012   Répondre →

    Je suis bien d’accord avec le dernier commentaire, à moins d’être madame Soleil, je ne vois pas comment pouvoir annoncer des % de baisses dans l’immobilier pour les années à venir. Les médias parlent toujours de l’immobilier sur la capitale mais en province (pour moi région Rouennaise) les prix de l’immobilier ont déjà commencé à chuter depuis 2009, petit à petit. Il est vrai que beaucoup de vendeurs (8 sur 10) se basent toujours sur les prix de 2008, ils n’ont pas encore compris que pour vendrent il faut qu’ils se mettent au prix de l’immobilier actuel. Donc en ce moment les ventes sont rares, même pour les particuliers.

    • Sarika 2 août 2013   Répondre →

      Une chose est sure c est qu il devient de + en + difcifile de se loger, en tout cas sur Paris et eele de France.Encore plus lorsque l on est une femme seule avec enfant, meame si on a tous les atouts, ne serait-ce que pour une location il faut montrer bien plus que patte blanche avec garant e0 l appui Alors pour obtenir un preat, je n en parle meame pas.La crise arrange bien certaine personne et en pe9nalise d autres en contrepartie, c est ainsi.A quand le renouveau ?

  • Erik 29 février 2012   Répondre →

    je pense surtout que personne ne sait vraiment comment va évoluer le marché mais qu’il faut bien alimenter les médias, on se souviendra des divers scenarii catastrophe annoncés en 2008, puis 2010 et rien, même de la croissance, alors…

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