L’immobilier neuf marque le pas

Amorcée à la fin de l’année dernière, la perte de vitesse de l’immobilier neuf semble se confirmer. Et le PDG de Nexity, Alain Dinin, évoque même une baisse des transactions dans le secteur de l’ordre de -20% à -30% pour 2012.

Alors que la plupart des professionnels s’accordent sur une baisse des prix dans l’ancien pour l’année à venir et peut être au-delà, le neuf subit également de plein fouet la conjoncture morose dans laquelle nous nous trouvons. Le dirigeant de Nexity pronostique même des perspectives peu encourageantes. Celles d’un marché qui ne cumulerait que 70 000 à 80 000 ventes en 2012 alors que la cuvée 2011 – particulièrement bonne- atteindrait, selon les estimations, les 100 000 transactions dans le neuf. Cela représenterait alors un peu plus de 300 000 logements à la construction…en moins pour cette annaée. Outre l’impact évident d’un contexte économique peu favorable, d’autres paramètres viennent expliquer ce coup de massue.

Concentration de facteurs aggravants

La fin du dispositif Scellier au 1er janvier 2013, qui on le sait, a dopé le bâtiment en son temps, est sans aucun doute un frein de taille. A cela s’ajoutent, précise Alain Dinin, bon nombre de facteurs. Il y a tout d’abord, le coup de rabot donné aux niches fiscales, le remaniement de certains dispositifs de défiscalisation, le changement de la TVA, mais également la réforme de la plus-value immobilière, un Prêt à taux Zéro + qui n’a pas offert les résultats escomptés et qui ne profite pas au classes les plus modestes, des taux de crédits immobiliers qui augmentent parallèlement à leur conditions d’obtention plus en plus difficiles…Ce, dans un contexte d’élections présidentielles qui provoquent chez les Français une forme d’attentisme. 2012 serait alors marqué, selon les termes d’Alain Dinin « d’un point bas pour le marché résidentiel ».

Soutenir les investissements et l’accession à la propriété

Pour faire face à cette situation de possible « blocage », éviter aux promoteurs d’aller droit dans le mur et répondre à la pénurie de logements à laquelle répondrait la construction de 500 000 logements par an, le PDG de Nexity fait des propositions concrètes. Celle notamment de la mise en place d’un dispositif qui inciterait davantage les banques, les compagnies d’assurance, les grands groupes, à investir dans des parcs résidentiels locatifs. Il souhaite par ailleurs que davantage de terrains soient disponibles pour la construction de logements sociaux ou encore que l’accession à la propriété soit soutenue par l’instauration d’un prêt d’apport logement à 0% et adapté aux revenus et variant selon les régions. Et le dirigeant de conclure, «  Il est urgent d’aller vite tout en sachant que l’impact de la fluidité du marché ne se fera sentir que dans un délai de 3 à 5 ans ». A bon entendeur…

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5 Commentaires

  • victor 16 mars 2012   Répondre →

    pour relancer l’immobilier les maires des communes n’ont qu’a libérer a bon prix des terrains de leur commune pour les accedant a la résidence principale l’accession a la propriété se fera plus facilement car le terrain est plus cher que la construction en général ;cela relancerait le batiment
    seulement ils ne le veulent pas car pas ils préférent constuire des logements sociaux et placer leur petits copains ou les bien doçiles qui votent pour eux! c’est comme ça partout; a droite comme a gauche!

  • Poulos 8 mars 2012   Répondre →

    Réponse à annibel : Arrêtez de vouloir mettre dehors les locataires HLM qui peuvent être au dessus du plafond mais qui ne sont pas riches pour autant !
    La mixité dans le parc HLM est une nécessité pour ne pas en faire des ghettos ! Malheureusement avec la loi que madame BOUTIN cela à déjà commencé dans des quartiers réputés auparavant calme…
    Ce qui n’est pas normal c’est le racket des propriétaires du privé qui gagne de l’argent avec leurs loyers prohibitifs, à tel point que beaucoup n’ont plus besoin de travailler pour vivre !

  • apbox 8 mars 2012   Répondre →

    Ces grands de l’immobilier cherchent que de la rentabilité: ils se sont gavés du Scellier pendant des années. Les investisseurs privés, de même, ont profité largement de ce dispositif “jackpot” (Remb TVA – constitution d’un patrimoine quasimment sans apport et/ou épargne, grâce à un loyer élevé – défiscalisation de leurs autres revenus). Il était grand temps de revenir à des choses plus saines, plus justes et surtout plus humaines quant à la destination du produit… Je pense qu’il est également grand temps que les banques ou le système bancaire reviennent à leur vrai métier (leur objet social); réguler les flux des emplois et réemplois pour soutenir l’économie réelle, de ceux qui créent de la vraie richesse (emplois, ressources, etc.) et non leur économie de marchés internes et spéculatifs.
    Les temps ont changé, le comportement des gens aussi!
    C’est le moment des opportunités; investir autrement!

  • annibel 5 mars 2012   Répondre →

    Quand nos politiques comprendront-ils, enfin, que les aides sont à donner aux locataires de tous logements en fonction de leurs revenus et non à servir de niches fiscales ?

  • annibel 5 mars 2012   Répondre →

    Dans l’immobilier c’est toujours la pensée unique de Paris et les grandes villes : là, oui il y a pénurie de logements et de logements sociaux, encore que la situation s’améliorerait déjà si tous les occupants qui gagnent plus que les barèmes HLM étaient priés d’aller voir ailleurs. Dans les autres villes, dont beaucoup de viles moyennes le parc social est plus que suffisant (jusqu’à 50 %) et les promoteurs (tel Nexity) sont venus construire sur des terrains pas cher (pour eux) du Scellier en masse.Naturellement après avoir pris leur bénéfice ils sont partis refaire la même opération ailleurs, laissant des surplus de logements tels que le parc social passe des annonces pour trouver des locataires, et je ne parle pas des problèmes des petits propriétaires qui avaient prévu un complément de retraite en investissant leurs économies dans 1 ou 2 logements.

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