Immobilier : le neuf est à bout de souffle

La construction patine. Dans un contexte morose, où les prix reculent en province et les transactions affichent un net recul, les logements neufs subissent de plein fouet les effets de la crise.

La fin programmée du dispositif Scellier au terme de cette année, le lifting du Prêt à taux zéro, les conditions d’octroi de prêts immobiliers de plus en plus difficiles…sont autant de paramètres, qui, conjugués à la crise, ont porté un coup sévère à l’immobilier et aux logements neufs en particulier. Les chiffres parlent d’eux-mêmes.

Pour l’année 2012, les ventes de logements neufs ont enregistré un recul de pas moins de 12% sur mai-Juillet 2012 par rapport à la même période l’année précédente. Sur les trois dernières années, les promoteurs ont assuré en moyenne et par an 400 000 logements neufs, ce chiffre ne devrait pas dépasser les 320 000 pour cette année. Le Gouvernement, quant à lui, ambitionne la construction de 500 000 logements par an dont 150 000 logements sociaux sur toute la durée du quinquennat. Les parlementaires viennent d’ailleurs d’adopter un projet de loi en ce sens puisqu’il permet la cession, par l’Etat, de terrains aux collectivités locales afin de dégager de la surface pour supporter ces nouvelles habitations. Les perspectives sont donc encourageantes pour les promoteurs. Constatons que, paradoxalement dans ce contexte, les prix au m2 des logements ne faiblissent pas. Bien au contraire. A ce jour, le prix moyen au m2 dans le neuf (appartement) est de l’ordre de 3190 euros, soit en augmentation de +2,1% par rapport à l’année dernière.
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