De plus en plus de logements inoccupés

Les difficultés à se loger ne signifie pas qu’il n’y a pas de logements vacants : la FNAIM révèle même qu’il y en a de plus en plus… Mais qui ne correspondent pas à ce que recherchent les locataires.

Alors que tant de personnes ont du mal à trouver un logement abordable, en particulier dans les grandes villes, la FNAIM publie une étude sur le taux de vacance en France : il est passé de 6,9 % à 7,9 % entre 1999 et 2014, ce qui représente 700 000 logements inoccupés de plus. Ce sont surtout les agglomérations de moins de 200 000 habitants qui sont touchées, suivies par celles comptant 200 000 à 500 000 personnes, alors que les villes plus peuplées sont épargnées. Parallèlement, le rapport de la Fondation Abbé Pierre sur le mal-logement révèle que le nombre de personnes sans domicile a fait un bond de 50 % entre 2001 et 2012 et que l’hébergement contraint chez des tiers a augmenté de 19 % entre 2002 et 2013.

Démolitions-reconstructions et nouvelles politiques publiques ?

Le problème : l’inadéquation entre les logements disponibles et les besoins des locataires. En effet, les appartements inoccupés se trouvent pour la plupart dans des immeubles anciens et sans parkings, alors que la voiture est indispensable pour se déplacer dans les petites et moyennes agglomérations, où les transports en communs ne sont pas aussi performants que dans les grandes villes. La FNAIM souligne que pour lutter contre ce phénomène, il faudrait envisager des démolitions-reconstructions à grande échelle, mais aussi mettre en place des politiques favorisant l’amélioration des transports publics et la renaissance des commerces de proximité dans les centres.

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