Quel bien immobilier acheter dans le monde avec 300 000 euros ?

Un 18 m² à Londres, un 600 m² au Cap en Afrique du Sud : voici ce que l’on peut acquérir comme bien immobilier avec 300 000 euros, d’après une récente étude qui révèle de très fortes disparités selon les marchés locaux. Paris se place au quatrième rang des villes les plus chères au monde…

Présent dans 78 pays à travers le monde, le réseau Century 21 en a retenu 26 d’entre eux, via 35 métropoles, pour établir un classement des prix de l’immobilier. La consigne était la suivante : calculer la surface du bien immobilier qu’un acquéreur peut viser avec 300 000 euros en poche, en comparant les marchés locaux.

Sans grande surprise, c’est Londres qui caracole en tête des villes les plus chères, un tel budget ne permettant d’acheter qu’un studio de 18 m². Deux villes américaines suivent : New York avec 20 m² de surface achetable et San Francisco avec 28 m². Paris arrive juste derrière avec 31 m², ce qui fait d’elle la quatrième ville la plus chère du monde et la deuxième capitale. Munich (35 m²), Vancouver (46 m²), Bangkok (50 m²), Toronto (51 m²), Tokyo (52 m²) et Taipei (59 m²) complètent ce top 10.

Quelques villes européennes restent abordables

A l’inverse, c’est Le Cap, en Afrique du Sud, qui s’avère la plus abordable des villes étudiées par l’enquête, avec la possibilité d’acquérir un loft de 600 m² avec ces mêmes 300 000 euros ! De quoi laisser rêveur les investisseurs… Plus près de la France, quelques belles alternatives à Paris existent, à Bruxelles notamment où un tel budget permet de viser un bien de 100 m², mais aussi à Porto (97 m²), Lisbonne (85 m²) ou encore Barcelone (70 m²).

La rénovation énergétique pas efficace ?

On vous mentirait ? Les incitations à réaliser des travaux de rénovation énergétique dans une optique d’économie et de respect de l’environnement ne semblent pas donner les résultats escomptés.

C’est un chiffre qui a de quoi faire rager : selon une étude de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe), dans 75 % des cas, après des travaux de rénovation énergétique sur des maisons individuelles, le logement resterait dans la même classe énergétique ! L’impact ayant permis de gagner au moins une classe dans le Diagnostic de performance énergétique n’est tangible que dans 25 % des cas, comprenant 5 % des logements qui ont tout de même gagné deux classes.

Manque d’information et d’accompagnement

Concernant les travaux au niveau des combles ou toitures, seul un tiers est considéré comme performant, un chiffre qui chute à 17 % pour les interventions sur les fenêtres et murs. L’une des explications : seuls 15 % des ménages ont été bien informés et accompagnés dans leurs démarches. Par ailleurs, si les propriétaires ont le bon réflexe en commençant par des travaux d’isolation, ils oublient en revanche la ventilation, ce qui peut entraîner des problèmes de renouvellement de l’air et de moisissures.

Et si 73 % des personnes interrogées sont conscientes d’avoir encore des travaux à réaliser après ces premières tentatives, 37 % d’entre elles ne prévoient pas de les accomplir pour le moment, principalement pour des raisons financières ou parce qu’elles ne sont pas sûres que les économies réalisées justifient l’investissement.

Presque 3 fois plus cher pour gagner 2 classes

Les questions financières sont en effet à considérer, car malgré les aides et prêts, le coût des travaux est bien plus important pour gagner deux classes de DPE : 25 900 euros en moyenne, contre 15 900 pour gagner une classe et 9 700 pour ceux dont les performances du logement n’ont pas, ou peu, changé.

Loyers : Paris VS Province

Paris rassemble près de 62 % de locataires, ce qui en fait l’une des grandes villes françaises qui en compte le plus. Cela ne l’empêche pas d’être aussi celle où les loyers sont les plus élevés.

Le site Locservice.fr s’est penché sur la question des loyers à Paris en épluchant 13 000 annonces. Il en ressort que pour vivre dans un 31 m2 à Paris, il faut débourser en moyenne 1 065 euros tous les mois, contre 565 euros dans le reste de la France. Etant donné leur budget, les locataires se tournent vers des petites surfaces à Paris : 59 % optent pour des chambres ou studios plutôt que pour des appartements, et lorsqu’ils choisissent un appartement, alors ce sont les T1 qui sont les plus recherchés. Charges comprises, il faut plus de 35 euros par mois et par m2 pour se loger, soit une hausse de plus de 3,5 % par rapport à l’an dernier.

Paris plus chère sur tous les types de logements

Les prix varient évidemment en fonction du type de bien. Une chambre vous coûtera 572 euros dans la capitale, contre 390 à 430 euros dans d’autres grandes villes de France telles que Marseille, Bordeaux ou Lyon. Les prix grimpent pour les studios, très plébiscités notamment par les étudiants : 855 euros à Paris alors qu’ils ne dépassent pas les 515 euros à Toulouse et les 544 euros à Lille. Et si vous visez un très grand appartement (T4 au moins), comptez 2 471 euros à Paris, pour seulement 972 euros un T5 de 90 à 150 m2 à Nantes et 1 248 euros à Strasbourg.

Votre copropriété sera-t-elle bientôt hors-la-loi ?

D’ici le 31 décembre, chaque copropriété devra obligatoirement être immatriculée au registre national des copropriétés. Les démarches ont-elles été effectuées de votre côté ?

Le 31 décembre 2016 était la date limite d’immatriculation pour les copropriétés de plus de 200 lots, le 31 décembre 2017 pour celles comptant entre 50 et 199 lots. Avant le 31 décembre 2018, c’est au tour des moins de 50 lots de se faire immatriculer. Le problème ? Une étude de MeilleureCopro révèle qu’à ce jour, 68 % des copropriétés concernées n’ont pas encore effectué les démarches nécessaires. L’Agence nationale de l’habitat pense que d’ici la fin de l’année, ce chiffre tombera à 50 %, mais MeilleureCopro estime qu’il s’élèvera toujours à 63 %. Pourquoi ? Parce que les copropriétés ne sont pas assez informées : il s’agit de petites structures la plupart du temps gérées par un syndic bénévole pas toujours au courant des dernières évolutions légales.

Quelles conséquences ?

Les copropriétés qui restent dans l’illégalité courent plusieurs risques. Le syndic pourrait ainsi se voir infliger une amende de 20 euros par lot et par semaine de retard. Les subventions publiques pour travaux risquent de ne pas être accessibles. Et surtout, sans numéro d’immatriculation, pas d’acte notarié ! En clair : pas de vente d’appartement. Dans les faits, il sera toujours possible de vendre le bien, à condition de s’acquitter de frais supplémentaires. En effet, le notaire qui s’occupera de la transaction régularisera la situation en immatriculant la copropriété concernée, mais les frais qu’il engagera alors seront facturés au syndic ou à l’ensemble des copropriétaires.

La vente immobilière, source d’inquiétude

A l’occasion du salon RENT qui s’est tenu début octobre à Paris, OpinionWay a révélé les résultats d’un sondage sur la vente immobilière réalisé pour MeilleursAgents. Il en ressort que si le projet est enthousiasmant pour une large majorité des vendeurs, il peut aussi s’avérer angoissant.

79 % des 2 502 personnes interrogées pour le sondage OpinionWay/MeilleursAgents jugent enthousiasmant le projet de vendre leur bien immobilier. Toutefois, en parallèle, plus de la moitié estime qu’il est aussi une source d’inquiétude. Les raisons : 80 % des personnes inquiètes craignent de ne pas vendre au prix espéré ou, pour 63 %, de ne pas vendre dans les délais. Sur la question du prix, les recherches sur Internet sont considérées comme une aide précieuse, puisque 76 % des vendeurs effectuent en priorité une recherche digitale pour se renseigner sur le sujet.

Une relation compliquée avec les professionnels du secteur

Le choix d’une agence immobilière est aussi problématique pour 64 % des Français, ce qui explique sans doute que plus de la moitié soit tentée d’opter pour une transaction entre particuliers, un chiffre qui monte à 68 % pour les moins de 35 ans. Au final, ce sont un tiers des ventes qui se réalisent par ce biais. Les propriétaires espèrent ainsi économiser les frais d’agence et vendre plus vite, mais la question de la confiance intervient aussi, puisque 23 % des vendeurs manquent de confiance envers les agences. La profession a d’ailleurs une mauvaise image selon 47 % des répondants.

L’expulsion des squatteurs bientôt facilitée

Vous êtes propriétaire d’un appartement ou d’une maison que vous avez retrouvé envahi de squatteurs sans pouvoir les mettre dehors, notamment en raison de la trêve hivernale ? Les évolutions légales à venir devraient vous intéresser.

La loi Elan (Evolution du logement, de l’aménagement et du numérique) doit être votée au Sénat le 16 octobre. Elle prévoit notamment un durcissement des règles concernant les squatteurs, qui devraient ainsi être plus faciles à expulser.

Les deux mois de tolérance supprimés

La nouvelle loi supprime deux des protections qui faisaient jusque là enrager les propriétaires victimes de ce genre de situation. La première : les deux mois dont bénéficiaient les squatteurs pour trouver un autre logement, qui pouvaient rendre les procédures longues et difficiles. Si l’intervention d’un huissier et une décision de justice restent nécessaires, elles pourront intervenir plus rapidement, puisqu’il suffira au propriétaire de prouver que l’habitation lui appartient bel et bien et qu’il n’y a pas bail.

Plus de trêve hivernale

Le second changement concerne la trêve hivernale. Cette disposition protégeait les occupants illégaux en interdisant leur expulsion entre le 1er novembre et le 31 mars. Désormais, le propriétaire pourra faire intervenir la police pour mettre les squatteurs dehors même pendant cette période.

Les locataires qui ne paient pas ne sont pas concernés

Ce sont uniquement les occupants sans droit ni titre qui sont visés avec ces nouveautés. De leur côté, les locataires ayant signé un bail mais ayant cessé de payer leur loyer bénéficient encore de la trêve hivernale.

Vers une augmentation de la taxe sur les assurances de prêt en 2019 ?

Le gouvernement souhaiterait augmenter la taxe spéciale sur les conventions d’assurance (TSCA), ce qui pourrait avoir des conséquences directes sur le coût du crédit immobilier et donc sur les montants à débourser par les particuliers. Une mauvaise nouvelle pour eux comme pour les professionnels de l’immobilier.

Le projet de budget pour 2019 contient quelques surprises, dont celle-ci, plutôt désagréable : le ministère des Finances aurait décidé d’étendre la taxe spéciale sur les conventions d’assurance à la totalité de la couverture des assurances emprunteurs. Concrètement, l’élargissement de l’assiette de cette taxe fait que celle-ci ne s’appliquerait plus seulement sur les garanties optionnelles des assurances emprunteur (perte d’emploi, incapacité et invalidité des suites d’un accident ou d’une maladie), mais serait désormais étendue aux garanties décès, à un taux inchangé de 9 %. Raison invoquée par Bercy : uniformiser le mode de taxation de l’assurance-emprunteur. Avec, au passage, près de 100 millions d’euros de gains pour les finances publiques dès la première année et 500 millions d’euros espérés à terme.

Un montant de crédit moindre à mensualité constante

L’annonce de cette mesure n’a pas été bien reçue par les professionnels de l’immobilier, notamment les courtiers qui pourraient voir leurs activités de renégociation d’assurances freinées. Les particuliers eux aussi risquent d’être pénalisés en devant payer plus cher à montant emprunté égal ou en obtenant un montant de crédit moindre à mensualité constante. Sur un crédit de 100 000 euros sur 15 ans, la facture risque d’augmenter de 3 euros par mois, soit 540 euros de hausse au total sur la durée de l’emprunt.

Des appartements en prison

Que faire d’une ancienne prison ? Pourquoi pas des logements ? C’est le projet d’un groupe immobilier parisien pour l’établissement de Pontaniou, à Brest.

A Brest, la rénovation du quartier des Capucins était quelque peu gâtée par la présence de l’ancienne prison maritime, aujourd’hui désaffectée. Mais le dernier projet en date devrait remédier à la situation. Il s’agit de la transformation de l’édifice en appartements haut-de-gamme. C’est le groupe François 1er, spécialiste de ce genre d’opération originaire de Paris, qui va porter le tout, avec comme objectif principal la conservation de l’architecture de base. Les travaux seront d’ailleurs validés par l’architecte des Bâtiments de France.

Car l’édifice a un certain standing qu’il serait dommage d’altérer. Premières fondations posées au XVIIème siècle, prison maritime au début du XIXème, prison politique pendant la seconde guerre mondiale, puis civile… Avec son histoire digne d’un film de cape et d’épée, il est en effet regrettable que le bâtiment soit resté totalement inhabité depuis les années 1990, d’autant qu’il peut offrir une vue imprenable sur la Penfeld.

Les abords du fleuve devraient voir plusieurs nouveautés au cours des années à venir : avec la réorganisation des activités de la Marine nationale, de l’espace se libère, et les pouvoirs publics en profitent pour lancer des réflexions sur les possibilités d’aménagement : espaces naturels, logements, reconversion éventuelle des espaces militaires… L’idée étant de partir sur un plan d’ensemble plutôt que sur des projets ponctuels.

Prélèvement à la source, quid des revenus fonciers ?

Le prélèvement à la source arrive, et avec lui de nombreuses questions sur son fonctionnement, notamment du côté de l’immobilier : quelles sont les conséquences de cette initiative sur l’imposition des revenus fonciers des particuliers ?

Première chose à savoir sur le prélèvement à la source : 2018 est une année blanche, ce qui signifie que la plupart des revenus perçus cette année ne seront pas imposés, même s’ils devront bel et bien être déclarés en 2019. Cela concerne aussi les revenus fonciers.

Quel mode de paiement ?

Chaque mois ou trimestre, selon votre choix, un acompte sera prélevé directement sur votre compte bancaire, en plus des prélèvements sociaux qui s’élèvent à 17,2 %. Pour l’heure, c’est le taux d’imposition du foyer fiscal qui s’applique. Pour la période septembre 2019 à décembre 2019, un nouveau taux s’appliquera selon les revenus 2018.

Et pour la déductibilité des travaux ?

Les travaux sont impactés : pour éviter que les propriétaires ne reportent les travaux à 2019, le gouvernement a annoncé que les travaux réalisés en 2018 seront déduits des revenus fonciers de 2019 à 50 %, et que les travaux 2019 seront eux aussi déduits à 50 % de ces mêmes revenus fonciers. Deux exceptions à la règle : les travaux d’urgence et ceux réalisés sur un bien acheté dans l’année. Il faudra attendre 2020 pour que les déductions reprennent leur cours habituel et leur taux à 100 %. En bref, si vous avez des travaux non urgents à effectuer, mieux vaut prendre votre mal en patience et les lancer en 2020.

Ces villes qui interdisent l’investissement immobilier aux étrangers

Si en France aucune loi n’interdit aux étrangers d’investir dans l’immobilier, ce n’est pas le cas partout. En Nouvelle-Zélande, une mesure en ce sens a été adoptée et plus proche de nous, le maire de Berlin envisage de faire de même.

Au cœur de l’été, c’est une mesure qui a fait grand bruit en Nouvelle-Zélande. Le second pays le plus peuplé d’Océanie a décidé d’interdire aux étrangers l’accès à la propriété d’une maison déjà construite sur le territoire (leur autorisant de fait d’encore pouvoir acheter du terrain constructible). Portée par la première ministre travailliste Jacinda Ardern, qui s’est alliée pour la circonstance avec un parti populiste, cette mesure a pour but de freiner l’envolée des prix de l’immobilier sur place, un phénomène causé selon cette coalition par les investisseurs étrangers. Depuis plusieurs années, les grandes villes néozélandaises, dont la capitale Auckland, sont confrontées à une pénurie de logements.

Berlin, première ville européenne à prendre la mesure ?

Le phénomène touche également d’autres métropoles ailleurs dans le monde et la mesure – inédite – pourrait faire boule de neige. Ainsi, le maire de Berlin Michael Müller a déclaré dans une interview fin août qu’il réfléchissait aux moyens d’appliquer la loi néozélandaise dans sa ville. En 14 ans, le prix de l’immobilier résidentiel dans la capitale allemande a augmenté de 120 %.

En France, l’accès à la propriété est ouvert aux non-résidents. Le financement d’une telle opération est néanmoins soumis à un examen approfondi de la part de l’organisme de lutte contre la fraude et le blanchiment d’argent TRACFIN.