Les notaires conseillent de vendre, et maintenant.

Vous êtes les chanceux propriétaires de votre bien et vous êtes aujourd’hui en proie à un dilemme : vous faut-il vendre ou attendre ? A en croire les notaires, c’est le moment…de vendre !

Des mois et des mois qu’à grands renforts de données, on nous tambourine que le marché de l’immobilier vit des soubresauts que nul n’avait anticipé. Des transactions qui baissent, un logement neuf qui s’essouffle, des prix qui reculent presque partout, des taux d’emprunt immobilier historiquement bas…Mais que penser de tout cela ? Vous qui êtes propriétaire ou qui souhaitez le devenir, vous ne savez plus quelle attitude adopter. Faut-il vendre maintenant ? Est-ce le meilleur moment pour acheter ?

Si le secteur de l’immobilier n’est pas épargné par la crise, il n’est pas asphyxié pour autant comme en témoigne le marché parisien où les prix continuent de grimper, le mètre carré flirtant ces jours-ci avec les 8400 euros !

Vendre pour perdre moins

Dans une note récemment rendue publique, les notaires dressent un aperçu de la conjoncture pour ce marché et aboutissent à la conclusion suivante : c’est le moment de vendre ! Selon cette étude réalisée durant l’été, ils sont aujourd’hui 60% (des études notariales interrogées) à conseiller de vendre, alors qu’ils n’étaient que 53% quelques mois auparavant. Une position justifiée par une conjoncture morose qui selon eux ne devrait pas évoluer dans le bon sens, une baisse des prix des biens immobiliers étant à craindre pour 70% d’entre eux dans les mois à venir. Vendre donc maintenant, pour perdre moins plus tard. Le conseil des notaires peut-il influer sur votre décision ?

Et si nos villes devenaient intelligentes ?

N’allez pas voir là une remarque désobligeante mais entendez plutôt par « villes intelligentes » celles qui utilisent les fameuses TIC, Technologies de l’Information et de la Communication, pour gérer leurs espaces urbains et sociaux, ce, dans un souci de développement durable. Des idées lumineuses pour mieux gérer les ressources dans une ville à l’ère 2.0…
Dans un récent rapport, le Commissariat général au développement durable fait un focus sur les  villes intelligentes tout en mettant en exergue l’intérêt de plus en plus marqué des collectivités, en France et à travers le monde, pour la mise en place de dispositifs technologiques avancés. A l’heure où il est primordial d’œuvrer pour la réduction des émissions de CO2 et les économies d’énergies, les villes sont…

…confrontées aujourd’hui à repenser leur façon de gérer l’espace urbain mais aussi de maîtriser le trafic, les consommations d’eau, d’électricité etc . Entre alors en jeu la notion de « ville intelligente ». Celle qui va « optimiser la gestion des ressources », en réduisant les coûts, les dépenses énergétiques tout en répondant aux besoins. Un challenge de taille mais qui en vaut le détour.Des villes ont déjà franchi le pas

 En France, certaines communes ont mis un pied à l’étrier 2.0 en mettant en place des dispositifs technologiques pointus. Le rapport établi par le Commissariat général au développement durable met un coup de projecteur sur certains projets qui s’inscrivent parfaitement dans le schéma de la ville intelligente. Par exemple, à Issy Les Moulineaux, a été lancé cette année le dispositif « Issygrid ». Il consiste à mettre en place dans un quartier d’affaires, « de nouveaux outils pour optimiser le pilotage de la consommation énergétique à l’échelle du quartier -bureaux, logements, commerces, ́équipements publics- pour mieux gérer certaines infrastructures d’éclairage public ou de rechargement des véhicules électriques, mais aussi pour faciliter la production et le stockage de nouvelles énergies renouvelables qui seront raccordées au réseau». La ville de Lyon va, quant à elle, lancer en 2014, le projet Optimod’Lyon afin de faciliter la mobilité au quotidien : un navigateur permettra à partir d’un téléphone ou d’un GPS de suivre toutes les informations connexes au trafic, sont également disponibles des données relatives au trafic à une heure. Nice innove, entre autres, avec ses horodateurs installés depuis mars 2012. Grâce à des systèmes d’information déployés par des capteurs et des systèmes de mesure implantés dans la chaussée, ils permettent aux conducteurs, via leur smartphone, de savoir dans quelles rues ils peuvent trouver des places libres pour se garer, limitant du même coup leur temps de recherche et les embouteillages. Une fois garés, ils sont prévenus en cas de dépassement horaire.

Alors, êtes vous séduit par la ville de l’ère 2.0 ? Quel service souhaiteriez-vous voir se développer dans votre commune dans le cadre du déploiement de ces TIC ?

Vers une réforme de la taxation des plus-values immobilières

Le Gouvernement l’avait récemment annoncé, il souhaitait revoir le régime fiscal des plus-values immobilières. Ce sera chose faite à compter du 1er janvier 2013.

En août 2011, la nouvelle était tombée comme un couperet et avait fait grand bruit. Le Gouvernement Sarkozy avait choisi de durcir la taxation sur les plus-values immobilières réalisées lors de la cession d’un bien, autre que la résidence principale.

L’exonération d’impôt sur la plus-value devenait alors totale après 30 ans et la taxation différait selon le nombre d’années de détention. Ce nouveau régime étant bien moins avantageux. Cette mesure avait alors provoquée une levée de boucliers des professionnels de l’immobilier et l’inquiétude des propriétaires de résidences secondaires. 
Doper l’immobilier
Changement de cap avec le Gouvernement Hollande. La ministre de l’Egalité des Territoires et du Logement, Cécile Duflot, vient en effet d’annoncer un assouplissement de la fiscalité en la matière. Ce, afin de redonner des couleurs au marché immobilier, durement touché par la crise ces derniers mois, avec une construction de logements neuf en chute libre et un recul de près de 20% des transactions. Ainsi, a-t-il été décidé d’alléger la taxation des plus-values immobilières avec un abattement supplémentaire de 20% – sur la plus-value réalisée – à compter du 1er janvier 2013 et pour les ventes réalisées cette même année afin de créer une « fenêtre d’opportunités en 2013 pour qu’il y ait sursaut de ventes », précise la ministre. Une taxation à hauteur de 2% entre 6 ans et 16 ans de détention du bien, 4% entre 17 et 24 ans et 8% jusqu’à 30 ans (exonération totale), à laquelle s’ajoutera donc l’abattement de 20%. Mais à partir de 2014, les choses pourraient changer, mais pour l’heure, rien n’est précisé.

Immobilier : le neuf est à bout de souffle

La construction patine. Dans un contexte morose, où les prix reculent en province et les transactions affichent un net recul, les logements neufs subissent de plein fouet les effets de la crise.

La fin programmée du dispositif Scellier au terme de cette année, le lifting du Prêt à taux zéro, les conditions d’octroi de prêts immobiliers de plus en plus difficiles…sont autant de paramètres, qui, conjugués à la crise, ont porté un coup sévère à l’immobilier et aux logements neufs en particulier. Les chiffres parlent d’eux-mêmes.

Pour l’année 2012, les ventes de logements neufs ont enregistré un recul de pas moins de 12% sur mai-Juillet 2012 par rapport à la même période l’année précédente. Sur les trois dernières années, les promoteurs ont assuré en moyenne et par an 400 000 logements neufs, ce chiffre ne devrait pas dépasser les 320 000 pour cette année. Le Gouvernement, quant à lui, ambitionne la construction de 500 000 logements par an dont 150 000 logements sociaux sur toute la durée du quinquennat. Les parlementaires viennent d’ailleurs d’adopter un projet de loi en ce sens puisqu’il permet la cession, par l’Etat, de terrains aux collectivités locales afin de dégager de la surface pour supporter ces nouvelles habitations. Les perspectives sont donc encourageantes pour les promoteurs. Constatons que, paradoxalement dans ce contexte, les prix au m2 des logements ne faiblissent pas. Bien au contraire. A ce jour, le prix moyen au m2 dans le neuf (appartement) est de l’ordre de 3190 euros, soit en augmentation de +2,1% par rapport à l’année dernière.

A Paris, les prix font de la résistance

Alors qu’en province, les prix dans l’ancien affichent une tendance à la baisse, ceux des logements en l’Ile de France jouent la carte de l’insolence. En effet, ils grimpent malgré une chute des transactions.

Les dernières analyses du marché immobilier fournies par la Chambre des notaires de Paris offrent le tableau d’un secteur aujourd’hui à deux vitesses. Si les prix au mètre carré dans l’ancien et en province ont baissé au second trimestre 2012 de 0,8% sur un an, ils affichent une hausse de +1% pour la capitale. Et selon les notaires, cette flambée des prix est tellement attisée par une forte demande, qu’elle devrait aboutir d’ici la fin de l’année à un nouveau record du prix au mètre carré plafonnant à 8570 euros dans Paris. Rappelons qu’elle flirtait déjà avec le record de 8 370 euros/m2 fin 2011.

Ce, dans un contexte où les transactions en région parisienne sont en perte de vitesse depuis plusieurs mois, à hauteur de -20% par rapport à la même période l’année dernière. La modification de régime de certains dispositifs fiscaux ou encore la fin imminente du Scellier ont entraîné une forme d’attentisme général qui grippe quelque peu le marché.Mais pourquoi Paris et sa grande couronne échappent-elles aux effets de la crise ? Si certains experts de l’immobilier n’excluent pas – sans l’assurer pour autant – à moyen terme, un atterrissage des prix en Ile de France, force est de constater qu’aujourd’hui les hausses de prix sont la résultante d’une demande en constante augmentation et qui dépasse largement l’offre de biens. Paris, la superbe, a donc toujours son pouvoir d’attraction. Outre l’intérêt jamais démenti des Français pour l’accession à la propriété, pour comprendre cette tendance haussière, il faut également prendre en compte l’explosion des prix de l’immobilier durant cette dernière décennie qui permet maintenant aux propriétaires parisiens de détenir un apport relativement conséquent pour acheter une plus grande surface. Mais à quel prix…

Le logement social sous la loupe des parlementaires

Pour l’ouverture ce mercredi de la session extraordinaire parlementaire, les députés vont notamment plancher sur deux projets de loi soutenus par la ministre du Logement, Cécile Duflot : la cession de terrains publics aux communes et l’augmentation du quota de logements sociaux.

Le Président de la République, François Hollande, avait annoncé la couleur

lors de sa campagne présidentielle et la ministre de l’Egalité des Territoires et du Logement Cécile Duflot, n’a eu de cesse de le marteler lorsqu’elle a dévoilé sa feuille de route. Le logement social aurait toutes les attentions du Gouvernement. Les deux projets de loi présentés ce mercredi aux parlementaires vont en ce sens. Tout d’abord, il y a celui ayant trait à la cession, à bas coût voire à titre gracieux , de terrains détenus par l’Etat, aux collectivités. Passé le petit couac de la liste erronée des surfaces ainsi cédées, les sénateurs vont donc examiner cette mesure qui donnerait aux communes le moyen de disposer de davantage de terrains et d’y construire des logements sociaux mais aussi privés . Ce sont ainsi plus de 900 sites qui ont été identifiés dans tout l’hexagone, dégageant pas moins de 2000 hectares qui permettront la réalisation de 110 000 logements neufs d’ici 2016, dont la moitié seront situés en Ile-de-France.

Relever le quota de logements HLM

Autre volet de ce chapitre social, le relèvement du nombre de logements sociaux. Aujourd’hui, les communes de plus de 3500 habitants ont un quota obligatoire de 20% de logements HLM. Le Gouvernement souhaite porter dorénavant ce seuil minimal à 25%. Ce, tout en modifiant la loi SRU, c’est à dire en mettant à l’amende les collectivités contrevenantes. Rappelons que lors de son investiture, François Hollande avait défendu la construction de 500 000 habitations par an dont 150 000 logements sociaux. Etes-vous favorables à ces deux mesures ?

Le Scellier s'offre un second souffle

Le dispositif Scellier, qui permet de bénéficier d’un régime de défiscalisation dans le cadre d’un investissement locatif doit être enterré à la fin de l’année. Le Gouvernement a finalement décidé de lui donner un second souffle en le remaniant. Ce, dans le cadre du projet de loi de finances pour l’année 2013. Explications.

La loi Scellier a eu ses heures de gloire…

et aura sans doute encore de quoi séduire les investisseurs, mais sous une forme différente. Alors que la fin de l’année 2012 devait sonner le glas de ce dispositif fiscal avantageux dans le cadre d’un investissement locatif, le Gouvernement vient d’annoncer qu’il poursuivrait le Scellier à compter de 2013 mais en en modifiant les règles. Si l’on ne connaît pas encore tous les tenants et les aboutissants de ce Scellier « nouvelle version », la ministre du Logement, Cécile Duflot, laisse déjà entrevoir quelques uns des aménagements que la loi va subir. Les grands changements porteront non seulement sur la nature des logements concernés mais aussi les zones pour lesquelles la loi pourra s’appliquer. Ainsi, le Gouvernement souhaite-t-il donner à ce dispositif une tournure plus « sociale » en le recentrant davantage sur les logements sociaux et en l’inscrivant également dans une démarche d’encadrement des loyers comme l’instaure le décret de juillet dernier et dont la loi devrait être promulguée courant 2013. Rappelons également que dans le cadre du projet de finances pour 2013 présenté en conseil des ministres mercredi, l’Etat propose de céder gratuitement aux communes certains des terrains dont il a la propriété, ce, afin qu’elles en disposent pour construire des logements sociaux. 

Augmenter le quota de logements sociaux 

Parallèlement, est prônée une modification de la loi SRU afin que la proportion de ces habitations passe de 20% à 25% pour les communes de plus de 3500 habitants. Dans un même temps, le nouveau Scellier verra son champ d’action restreint. En effet, moins de zones devraient être éligibles à ce dispositif et celles-ci seront définies par le tout nouvel Observatoire des loyers. Pour l’heure, toutes les modalités de cette loi ne sont pas encore connues mais le Gouvernement semble vouloir s’en tenir à la feuille de route annoncée par la ministre il y a un mois : favoriser le logement social avec notamment la construction de 150 000 logements dès 2013, combler la pénurie de logements, soutenir l’accession à la propriété, l’investissement locatif et combattre les éventuelles dérives de loyers prohibitifs.

Vous avez dit performance énergétique ?

L’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie, l’Ademe, vient de publier son baromètre annuel. Il met en exergue le fait qu’aujourd’hui, les Français sont davantage soucieux de leur porte-monnaie que de leurs dépenses énergétiques.

Portant sur le comportement des ménages français à l’égard de la performance énergétique de leurs logements, l’étude réalisée par l’Ademe souligne que pour l’heure, les Français sont bien plus soucieux de la maîtrise de leur budget que des questions écologiques.

 

Dans un contexte économique morose,  les Français se recentrent sur leurs dépenses et accordent moins d’attention aux questions environnementales. Ainsi, cette enquête révèle  que les Français sont aujourd’hui de moins en moins préoccupés par les problèmes liés à la pollution (38%) que par les inégalités sociales qui soucient 43% des personnes interrogées et plus de la moitié des ménages estiment en 2011 que « les gestes individuels pour lutter contre l’effet de serre sont inefficaces ». Dans une conjoncture tendue et dont l’avenir est incertain, cette étude souligne également que l’intérêt que portent actuellement les ménages à la réduction des dépenses énergétiques est avant tout conditionné par une nécessité économique : celle de réduire leurs factures. Si hier, les ménages français y voyaient certes un intérêt financier, ils  souhaitaient avant tout améliorer les performances énergétiques de leurs logements afin  de gagner notamment en « confort ». La tendance s’est aujourd’hui inversée. Crise oblige. Et, l’une des répercussion est aussi que les travaux entrepris dans la perspective d’améliorer les performances énergétiques ont reculé entre 2010 et 2011, ce, malgré une hausse des DPE (Diagnostics de Performance Energétique) réalisés en 2011.

Crédit immobilier : des taux historiquement bas

Depuis des mois les taux des crédits immobiliers ne cessent de dégringoler…Ils viennent d’atteindre leur niveau le plus bas dans un contexte économique difficile.

Ceux qui envisagent d’acquérir un bien immobilier dans les prochains mois peuvent avoir le sourire. Les taux immobiliers n’ont jamais été aussi bas. Avec un minimum de 3,15% constaté dans un établissement bancaire de la ville de Nantes par le courtier en ligne Meilleurtaux.com, ce,  pour un emprunt contracté sur 20 ans, les possibilités d’achat s’en voient dopées. Et cela a de quoi redonner des couleurs à un secteur un peu au ralenti depuis quelques mois, car

même si les prix se sont maintenus dans de nombreuses villes voire ont légèrement augmenté, la baisse des taux ouvre davantage le champ des possibles aux potentiels acquéreurs. En affichant le taux le plus bas, Nantes relègue en seconde place la ville de Lille qui occupait jusqu’à présent la première place du podium. La capitale, elle, se faufile en milieu de rang du classement des 10 villes pratiquant les meilleurs taux avec un taux à 3,37%. A noter que c’est Paris qui enregistre la plus forte baisse de taux en ce mois d’août, rappelons qu’ils étaient à 3,60% en juillet dernier. Lyon, quant à elle, arrive à la dernière place de ce classement avec un taux à 3,65%. Quoiqu’il en soit, la décrue des taux des crédits immobiliers amorcée depuis de l’année permet aujourd’hui d’emprunter avec un taux moyen de 3,75% alors qu’il était de 4,31% en moyenne en janvier dernier. Certes, les prix de vente pratiqués sont encore élevés et il demeure toujours difficile d’acquérir dans des zones dites tendues mais il y a fort à parier que des taux aussi bas vont permettre à un bon nombre de ménages de réaliser leur rêve de devenir propriétaires. Mais ils devront sans doute faire montre de réactivité car les professionnels du secteur pronostiquent une remontée des taux pour la fin de cette année.

Immobilier : Cécile Duflot détaille sa feuille de route

La ministre de l’Egalité des Territoires et du Logement, Cécile Duflot, vient de dévoiler dans les grandes lignes les actions phares qu’elle entend mener dans le cadre de sa politique globale pour le Logement, ce, afin d’améliorer les conditions de vie des Français.

A peine arrivée au Gouvernement, Cécile Duflot a déjà impulsé la mise en place de l’une des mesures plébiscitées par François Hollande lors de la campagne présidentielle, celle relative à l’encadrement des loyers. Le dispositif, dont le décret vient d’être publié, sera effectif à compter du 1er août prochain. Visant à contrecarrer les dérives que connaissent certains loyers dans des zones particulièrement tendues, le Gouvernement a donc décidé de prendre le taureau par les cornes en définissant 43 agglomérations (principalement les grandes villes et les secteurs hautement touristiques) pour lesquelles sera appliquée cette nouvelle loi. Rappelons que celle-ci empêche une augmentation de loyer dans le cadre d’une relocation ou lors d’un renouvellement de bail, ce, tout en prenant en compte les prix à la location pratiqués dans le quartier du logement concerné. Et le ministère de préciser toutefois que «Des dispositions particulières sont prévues pour ne pas pénaliser les propriétaires qui pratiquent un niveau de loyer inférieur au prix du marché ou ceux qui souhaitent rénover leur logement”. 

Doper la construction
Au chapitre des mesures en faveur du Logement, la ministre entend également s’attaquer à la criante pénurie de logements en favorisant leur construction A cette fin, le Gouvernement envisage la construction de 500 000 logements par an, parmi lesquels sont inscrits 150 000 logements sociaux. Parallèlement, des aides à la pierre et le relèvement du plafond du livret A seront mis en place afin de faciliter l’accession au logement. Un effort gouvernemental sera par ailleurs opéré en ce sens en libérant du foncier détenu par l’Etat au profit des collectivités, dégageant par la même des surfaces constructibles. Ainsi, pour ne citer que la capitale, près de 8050 logements  pourraient être construits sur une surface de 59 hectares actuellement propriété de l’Etat. Soulignons qu’aujourd’hui, la plupart des communes ont une obligation légale de remplir certains quotas en termes de nombre de logements sociaux mais force est de constater que beaucoup de communes ne répondent pas favorablement à cette ordonnance. Cécile Duflot refuse cet état de fait et défend bec et ongle sa volonté de mixité sociale en annonçant que les communes contrevenantes se verront infliger des amendes plus lourdes pour on respect des quotas ainsi imposés.

Soutenir les économies d’énergie
Enfin, la ministre de l’Egalité des Territoires et du Logement promet, dès le mois de septembre, l’instauration d’un « plan de performance thermique de l’habitat » qui permettra d’équiper chaque année un million de logements d’une isolation thermique afin de limiter entre autres les dépenses énergétiques mais aussi de professionnaliser un secteur qui peut être levier en termes de créations d’emplois. Alors, êtes-vous convaincu des perspectives qui se dessinent ?