L’immobilier en 2016 : une reprise modérée

La Fédération nationale de l’ immobilier a publié le 26 janvier les chiffres concernant les ventes et loyers en 2016, constatant un marché extrêmement dynamique au premier semestre et de bons signes pour les mois à venir.

Le volume des ventes a augmenté de 5,2 % en 2016, les ventes en état futur d’achèvement (VEFA) de 17,4 % et les ventes de maisons individuelles de 18,3 %. C’est ce que révèlent les chiffres de la FNAIM. Des bonds qui s’expliquent notamment par un bon pouvoir d’achat des emprunteurs : grâce à des taux bas, ils ont pu, pour le même prix, acheter en moyenne 5 mètres carrés de plus qu’en 2015.

Un rattrapage plus qu’une reprise

La Fédération encourage toutefois à un enthousiasme modéré, notant que cette progression a ralenti au second semestre, ce qui pourrait signifier qu’elle n’était que le signe d’un rattrapage après des années d’attentisme, plutôt que d’une véritable reprise du marché. Les prix stables auraient en effet permis à des projets jusque-là mis en attente de voir le jour.

De fortes disparités géographiques

Par ailleurs, les moyennes dissimulent de fortes disparités selon les départements. Si la Haute-Corse les tire vers le haut avec ses 13,3 % de croissance, la Lozère en revanche accuse une chute de 3,6 %, et les écarts sont considérables entre les départements les plus dynamiques et les derniers du classement. Reste qu’à moins d’une flambée des taux de crédit en 2017, le marché devrait continuer de bien se porter… En moyenne.

Agences immobilières : vers plus de transparence

 

A partir du 1er avril de cette année, les agences immobilières seront dans l’obligation d’afficher plusieurs éléments en plus du prix des logements. Le point sur cette nouvelle loi et sur ce qu’elle signifie pour les clients.

C’est un arrêté du 10 janvier 2017 qui favorise la transparence des prix dans l’immobilier, qu’il s’agisse de vente, de location ou de gestion de biens. Ainsi, le barème des prix des prestations devra désormais systématiquement être consultable par les clients des agences immobilières. Côté vente, tout le monde connaîtra le prix du bien et saura qui doit payer les honoraires de l’intermédiaire. En location, le montant du loyer mensuel tout compris devra être clairement énoncé, tout comme les modalités de décompte des charges locatives, de la surface et de la commune du bien. L’idée étant de renforcer la loi ALUR en permettant aux futurs locataires de s’assurer du respect du plafonnement des honoraires de location.

Dans le cas où le tarif du service correspondrait à un pourcentage de la valeur du bien ou du loyer, tous les éléments permettant de le calculer doivent être affichés. Sont concernés par ces mesures : « les professionnels intervenant à quelque titre que ce soit afin de mettre en relation des parties désirant conclure une transaction immobilière. » Les informations doivent figurer à la fois en vitrine et sur le site Internet. Ces obligations devraient notamment permettre aux clients potentiels de faire jouer la concurrence entres les professionnels de l’immobilier.

Visitez plusieurs fois avant de signer

Vous comptez louer ou acheter un bien et vous vous en tenez à une unique visite ? Erreur ! Vous risquez de passer à côté d’inconvénients majeurs qui vous poursuivront tout au long de votre occupation du logement. Alors quand visiter ?

A différents moments de la journée

Un train qui passe à proximité tous les matins à 6h, une luminosité déprimante en fin d’après-midi, des voisins bruyants le soir, un bar à la musique insupportable juste à côté… Autant de nuisances que vous ne repérerez pas en vous contentant d’une visite d’une demi-heure à 15h par exemple. Demandez à l’agent immobilier ou au propriétaire si vous pouvez repasser un peu plus tard. S’il hésite, il y a peut-être anguille sous roche. La nouveauté intéressante, lancée par Capifrance, consiste à proposer aux futurs propriétaires de tester leur bien pendant plusieurs heures. Si vous en avez l’occasion, n’hésitez pas.

A plusieurs jours d’intervalles

Il peut y avoir une énorme différence entre le weekend et la semaine, ou entre période de vacances scolaires ou au contraire de cours. Une école à proximité, c’est beaucoup de bruit pendant les récréations et pauses de midi par exemple. Et puis il y a la circulation et les coups de klaxons, moins présents pendant les périodes creuses. Choisissez un jour de pleine activité pour visiter et ouvrez grand les fenêtres aux heures de pointe. Si le boucan est à peine supportable mais que vous n’entendez rien en les refermant, c’est que l’isolation est efficace !

Immobilier : 4 villes sur lesquelles miser en 2017

Projets qui devraient redonner un certain dynamisme au centre-ville, prix bas incitant à investir, ou simplement agglomération attractive, découvrez dans quelles villes il est conseillé de se lancer pour qui compte acheter un logement cette année.

Toulouse

Pourquoi ? Parce qu’avec des tarifs trois fois moins élevés que dans la capitale, la Ville Rose est la plus abordable des grandes villes françaises et que comme les prix ont tout de même tendance à augmenter, il ne faut pas tarder !

Pour quel prix ? Moins de 3 000 euros/m2 en moyenne.

Strasbourg

Pourquoi ? Parce qu’après une nette baisse de morale, la préfecture du Bas-Rhin revient en force notamment grâce aux banques qui se sont mises à proposer des prêts intéressants justement pour pallier ce coup de mou du marché.

Pour quel prix ? Très variable, de 1 800 à 3 900 euros/m2 selon le type de logement.

Poitiers

Pourquoi ? Parce qu’avec l’ouverture de la ligne grande vitesse, elle ne sera plus qu’à 1h15 de Paris, et que la municipalité en a profité pour revoir aussi ses axes de circulation et réaménager son centre-ville.

Pour quel prix ? Entre 1 000 et 2 200 euros par mètre carré en fonction de l’état et de la localisation du bien.

Mulhouse

Pourquoi ? Parce qu’elle fait partie des quelques villes de France où les prix de l’immobilier ont enregistré une forte baisse et présente la particularité d’afficher des logements moins chers en centre-ville qu’en périphérie. La ville n’est pas mourante pour autant et un tel investissement devrait s’avérer intéressant sur moyen et long termes.

Pour quel prix ? 1 098 euros/m2 en moyenne pour un appartement, 1 463 pour une maison.

Immobilier : vos bonnes résolutions 2017

2017 est là, c’est le moment de prendre des décisions et de vous lancer dans ce projet que vous repoussiez depuis des mois. Que vous soyez propriétaire, locataire ou acheteur potentiel, voici trois bonnes résolutions à tenir dans le domaine de l’immobilier.

Bien se renseigner

Est-ce vraiment le moment de vendre ou acheter ? Comment se porte le marché ? Va-t-il évoluer de manière favorable au cours des prochains mois ? Ne vaut-il pas mieux attendre ? Outre les prix des logements eux-mêmes, renseignez-vous sur les taux de crédit afin de vérifier si un emprunt vaudrait le coup, ainsi que sur les taux de placement pour savoir si mettre de côté le fruit de la vente serait intéressant.

Penser aux travaux

Si vous êtes propriétaire, effectuer des travaux avant de vendre ou louer votre bien peut lui faire gagner de la valeur et se révéler rentable sur moyen terme. Si vous êtes acquéreur, n’oubliez pas d’inclure le coût des travaux éventuels dans vos calculs : ils pourraient faire exploser votre budget !

Faire appel à un professionnel

Vous essayez de vendre, acheter ou louer depuis un moment mais impossible de vous en sortir ? Peut-être vous y prenez-vous mal : budget trop serré, prix trop élevé, marché local peu propice aux transactions… Un professionnel de l’immobilier pourra vous conseiller, vous expliquer quels critères vous devriez revoir à la baisse ou comment mieux mettre en valeur votre bien. Alors en 2017, poussez la porte d’une agence immobilière.

Location, attention aux arnaques !

L’Adil, l’agence de l’information sur le logement, vient de publier une enquête pointant du doigt toutes les arnaques auxquelles sont sujets les locataires. Elles sont nombreuses, alors la vigilance est de rigueur !

Avec la multiplication des sites internet diffusant des annonces, et notamment ceux proposant des biens à la location directement entre le propriétaire bailleur et le potentiel locataire, l’heure est à la prudence. Dans une enquête publiée cette semaine dans le Parisien Aujourd’hui en France, l’Adil met un coup de projecteur sur les arnaques et les pratiques illicites dont sont victimes bon nombre de locataires. L’objectif de cette étude étant de fournir au locataire une meilleure information et de l’avertir de ses droits afin qu’il se prémunisse au mieux contre tout mauvais agissement, les personnes victimes de ces abus étant principalement des étudiants et des familles monoparentales, comme le souligne par ailleurs l’enquête.

Attention aux petites annonces en direct

L’Adil pointe du doigt notamment certains sites d’annonces immobilières, comme leboncoin.fr pour ne pas le citer,  sur lesquels il est de plus en plus fréquent que des soi-disants propriétaires, à l’identité usurpée et donc non identifiables, exigent qu’une centaine d’euros soient préalablement versés par mandat cash afin de réserver le bien à louer. Une pratique évidement illicite, d’autant plus qu’il n’y a , souvent, aucun bien à la location à la clef. Les marchands de listes de logements libres à la location sont aussi dénoncés par l’Adil, qui leur reproche de proposer, moyennant une rétribution pouvant aller jusqu’à 300 euros, des bien déjà occupés, voire qui n’existent pas. Au chapitre des critiques, l’agence condamne également  le fait que l’état des lieux d’entrée se traduise par un très bref passage en revue du logement quand il est effectué avec beaucoup de minutie et d’attention à la sortie, avec au final des travaux de réfection qui incombent alors… au locataire! S’agissant des travaux, l’agence fustige aussi les pratiques abusives de certaines entreprises qui n’hésitent à effectuer des travaux « urgents » dans le logement loué en les facturant au prix fort.

Autant de méfaits auxquels sont confrontés aujourd’hui beaucoup de locataires, qui pour la plupart se retrouvent démunis face à de telles arnaques. Le récent projet de loi qui vise à renforcer les droits, la protection et l’information des consommateurs a notamment pour objectif d’enrayer de telles dérives…mais rappelons que le Sénat vient de rejeter la proposition de taxer les petites surfaces (inférieures à 14m2) dont le loyer dépasserait 39 euros du m2…

Et vous, avez-vous déjà été victime de tels abus ?

Immobilier : le programme d’Emmanuel Macron

Après celui de François Fillon, c’est au tour du programme immobilier d’Emmanuel Macron d’être étudié à la loupe. Qu’a prévu le candidat d’En Marche ! pour le logement et la construction ?

L’une des principales propositions de l’ex-ministre de l’Economie en matière de transactions immobilières est la mise en place d’un « bail mobilité » réservé aux publics en difficulté et à ceux qui ont du mal à accéder au logement. Moins protecteur que ce qui existe actuellement, ce bail serait conclu pour moins d’un an et réservé aux zones tendues, celles où l’accès au logement est particulièrement problématique. L’une des inquiétudes de ce type de mesures étant sa généralisation, le bail mobilité serait encadré.

Des actions locales plutôt que nationales

Emmanuel Macron souhaite aussi mener des actions ciblées dans les villes où les besoins en matière d’immobilier sont les plus forts. Paris, Aix-Marseille et Toulouse feront ainsi partie de ses priorités pour la construction notamment, tout comme les régions Ile-de-France et PACA en ce qui concerne le logement social.

Normes et frais

Le fondateur du mouvement En Marche ! défend par ailleurs un certain équilibre du marché : pas de nouvelles normes au cours des cinq années du prochain mandat, et une fiscalité stabilisée. Il ne rejette pas l’idée de baisser les frais de notaire lorsque l’acheteur fait des efforts en matière de rénovation énergétique. Enfin, s’il reconnait la légitimité des critiques envers la mesure d’encadrement des loyers, il estime qu’une suppression directe n’est pas envisageable et préfère parler de « débrancher progressivement ».

 

Une déco de Noël version low-cost

Faux rennes, façade illuminée, sapin rocambolesque, Père Noël cramponné à une gouttière… Certains dépensent des centaines d’euros, voire plus, dans les décorations de saison. Pourtant, nul besoin de casser votre tirelire pour mettre votre intérieur aux couleurs de Noël.

La mode du DIY

Vous vous souvenez de vos découpages et collages de maternelle ? Il est temps de refaire appel à votre âme d’artiste ! Depuis quelques années, la mode est au Do It Yourself (Faites-le vous-même), qui est non seulement peu coûteux, mais aussi amusant ! Pour une déco économique, privilégiez les matériaux recyclés : papier, emballage en plastique, carton… Il vous suffit ensuite de faire preuve d’imagination en cherchant par exemple des tuto de pliages à thème sur le Net, en découpant des étoiles et des anges et en peignant pour transformer des rouleaux de papier toilette en bougeoirs. Pour un maximum d’originalité, vous pouvez même fabriquer votre sapin !

Jouez avec l’espace

Certaines choses sont un peu plus difficiles à fabriquer soi-même : guirlandes illuminées, bougies et décorations un peu plus élaborées par exemple. Reste qu’en les disposant de manière judicieuse dans une pièce, quelques unes peuvent suffire là où vous pensiez devoir en mettre des dizaines. Une bougie posée devant un miroir par exemple fera bien plus d’effet. Pensez aussi à utiliser l’espace de manière verticale : en plaçant toutes vos déco au même niveau, il en faudra des tonnes avant que le rendu soit satisfaisant, alors que varier les hauteurs donne tout de suite une impression de richesse.

Immobilier : le programme de François Fillon

C’est officiel : François Fillon est candidat aux présidentielles 2017. Qu’est-ce que cela signifie pour les propriétaires, acheteurs et locataires ? Les réponses avec le programme de l’ex-premier ministre.

C’est en matière de fiscalité immobilière que François Fillon compte apporter le plus de changements s’il est élu. Il a en effet l’intention de baisser les droits de mutation à titre onéreux payés chez le notaire, voire, à terme, de les supprimer. Il espère également faire passer le délai d’exonération des taxes sur les plus-values immobilières de 22 à 15 ans et augmenter la taxe foncière sur les propriétés non bâties et constructibles dans les zones tendues. Par ailleurs, l’instabilité ayant tendance à inquiéter les investisseurs, le candidat souhaite établir les règles de la fiscalité sur cinq ans, sans modifications possibles.

Les mesures pour les propriétaires

Si c’est lui qui l’emporte en avril 2017, il annonce qu’il créera un statut de bailleur privé : les propriétaires pratiquant des prix inférieurs au prix du marché bénéficieront d’avantages fiscaux, par exemple une exonération de la taxe foncière. Une procédure accélérée devrait aussi être mise en place afin de réduire les délais d’expulsion en cas de loyer non payé. Et pour l’achat d’une résidence principale ou pour l’investissement locatif long dans le cadre de grands projets d’aménagements, il serait possible de bénéficier d’une TVA à taux réduit. Le PTZ en revanche ne serait maintenu que pour les logements neufs. Enfin, l’abrogation de la loi ALUR fait partie de son programme électoral.

 

Trump élu aux US, l’immobilier flambe en France ?

Le lien entre l’élection de Donald Trump à la tête des Etats-Unis et les prix de l’immobilier en France vous parait absurde ? Il est pourtant plus direct qu’on ne pourrait le croire !

Relancer l’économie des Etats-Unis, voilà un pari d’envergure… Qui risque d’avoir un impact négatif sur l’économie européenne, et plus particulièrement sur l’immobilier français. En promettant de relancer l’investissement public et de diminuer l’impôt pour favoriser l’emploi et le pouvoir d’achat des classes moyennes, la nouvelle administration américaine pourrait créer une hausse de l’inflation qui va se faire ressentir sur les taux de crédit.

Les conséquences en France

Vous ne vous sentez pas concerné parce que vous ne vivez pas aux US ? Erreur : en cette époque de mondialisation, les marchés sont tous liés. L’impact de la surprise américaine sur l’économie mondiale se fait déjà ressentir. Les taux d’emprunts pourraient donc s’envoler aussi en France, handicapant les acheteurs potentiels et freinant le nombre de transactions.

Moins d’acquéreurs français, plus d’acquéreurs étrangers ?

A noter par ailleurs que de nombreux Américains ayant annoncé leur intention de quitter leur pays en cas d’élection du candidat républicain pourraient choisir l’Hexagone et donc investir dans la pierre ici même, relançant le marché de l’immobilier dans les régions les plus attractives pour les étrangers (Paris, PACA, Sud-Ouest)… Et faisant ainsi grimper les prix.

Tout cela n’étant valable que si le nouveau président américain met bel et bien en pratique les mesures annoncées dans son programme économique.

 

 

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