Immobilier : Vers une hausse des loyers ?

Comme chaque année, l’Indice de Référence des Loyers (IRL) vient d’être publié par l’INSEE. Indexé sur l’inflation, il peut justifier aujourd’hui d’une hausse de +2,20% des loyers si leur révision annuelle est inscrite dans le contrat de location.

Pour les baux qui se terminent en cette fin de deuxième trimestre et pour lesquels une mention de révision annuelle  des loyers est spécifiée contractuellement, les propriétaires bailleurs peuvent en théorie augmenter le loyer de leur bien de +2,20% par rapport à l’année précédente.

Il n’en a pas l’obligation, mais peut en décider ainsi en conformité avec l’Indice de Référence des Loyers qui vient de paraître. Ce dernier affiche un léger ralentissement en comparaison avec le premier trimestre 2012 où flirtant avec les +2,24%,  il connaissait alors sa plus forte hausse depuis le dernier trimestre de l’année 2009. Avec la plus que probable mise en place du nouveau dispositif instauré par le Gouvernement d’encadrement des loyers – qui pourrait être effectif dès le début du mois d’août pour 43 agglomérations – l’IRL servira également de base pour calculer l’augmentation des loyers des logements dans le cadre d’une relocation.

Immobilier : les prix jouent avec les nerfs des Parisiens

Après quatre petits mois de baisses consécutives des prix, l’immobilier en Ile-de-France se ressaisit. Si les transactions faiblissent depuis le début de l’année, les prix dans l’ancien, eux, se maintiennent à un niveau toujours élevé.

L’immobilier cultive-t-il le paradoxe ? A en croire les dernières statistiques publiées par les notaires de Paris-Ile-de-France, il ne fait aucun doute que ce marché évolue en échappant parfois aux logiques économiques actuelles. Si le nombre de transactions en région parisienne a chuté de 20% entre les mois de février et d’avril de cette année par rapport à la même époque l’année dernière, les prix des logements anciens n’ont pas pour autant perdu de leur « superbe », bien au contraire, résistant à cette tendance baissière.

Les prix dans la capitale peuvent encore augmenter
Si les transactions ont subi un sérieux coup de frein dans la capitale, comme le soulignent les notaires, -25% en un an, les prix flirtent toujours avec les sommets. Ainsi, ont-ils constaté au mois d’avril 2012, une légère hausse de +0,5%, le mètre carré s’établissant alors à 5 500 euros en moyenne sur l’Ile-de-France. Et la capitale joue encore la carte de l’insolence avec une montée du prix moyen au mètre carré à 8 380 euros, contre 8 260 euros au mois de mars ! Et cette ascension vertigineuse n’est pas terminée. A en croire les notaires, le prix au m2 à Paris atteindrait 8 400 euros au mois d’août…Moins de transactions, des prix qui montent, comment expliquer cette situation paradoxale ? Selon un notaire de région parisienne, interrogé par le quotidien Le Figaro, le déséquilibre viendrait d’une « perte de confiance des propriétaires ». Moins de biens seraient aujourd’hui à la vente et c’est bien connu, ce qui est rare…est cher.

Crédits immobiliers, les emprunteurs seront mieux protégés

Vous envisagez de contracter un crédit immobilier ?
Voici une bonne nouvelle pour tous les souscripteurs : le Parlement européen vient d’adopter des dispositions visant à mieux protéger les emprunteurs d’un crédit pour l’achat d’un bien immobilier.

Au menu des ces nouvelles mesures dont l’objectif est d’assurer une meilleure protection de l’emprunteur dans le cadre d’un crédit immobilier, il y a tout d’abord celles portant sur une information plus détaillée et des conseils plus éclairés lors de la souscription du dit contrat. Ainsi, le Parlement souhaite-t-il notamment que le souscripteur soit pleinement informé de l’effort financier que représente un tel prêt, particulièrement dans le cadre d’une hypothèque.

Par ailleurs, il sera  demandé aux banques de bien évaluer, au préalable, la capacité d’emprunt du demandeur avant de lui accorder un crédit. Enfin, pour donner un peu de souplesse au schéma actuel qui intègre le paiement de pénalités dans le cadre d’un remboursement anticipé du prêt immobilier, les parlementaires européens ont tout simplement décidé d’interdire ce type de disposition.

Immobilier : les loyers ont augmenté de +2,9% par an depuis 1998

Alors que la ministre de l’Egalité des Territoires et du Logement, Cécile Duflot, vient d’annoncer la mise en place d’un dispositif visant à encadrer les loyers des logements à la relocation, nous vous proposons un petit aperçu du marché locatif en France.

On ne vous apprendra rien en vous disant que, s’agissant du marché de l’immobilier, les prix à la location suivent les prix de vente. Comprenez qu’ils affichent une courbe ascendante depuis plus de dix ans. Ainsi, depuis 1998, les prix à la location  au sein du parc privé ont augmenté en moyenne et par an de +2,9%. Et contrairement aux idées reçues, non, ce n’est pas Paris qui a connu la plus forte hausse de loyers sur cette décennie mais…Lille, avec +4,2% d’augmentation par an. Cette ville affiche aujourd’hui un tarif de 13,9 euros au mètre carré alors que Paris flirte avec les 23,6 euros et témoigne d’une hausse des loyers moindre, de l’ordre de 3,3% par an depuis 1998.

Des hausses mais aussi des baisses de loyers
Si certaines grandes villes de province comme Brest (+4,9%), Reims (+1,8%), Strasbourg (+3,9%), Lyon (+0,9%) ou encore Nice (+1,3%) ont vu leurs prix à la location augmenter ces six derniers mois, d’autres comme Saint Etienne (-1,8%), Rennes (-1,5%), Dijon ( -1,3%), Marseille (-0,1%) et Bordeaux (-0,6%) ont vu leurs loyers baisser au cours de ce premier semestre 2012. Sachez qu’en moyenne sur la France et pour ces six premiers mois de l’année 2012, les prix à la location ont dans leur ensemble connu une variation à la hausse de l’ordre de +0,9% et le prix moyen constaté au mètre carré est de 12,6 euros.

Immobilier : Paris, l'inaccessible

Le courtier Meilleurtaux.com vient de publier une étude relative au pouvoir d’achat des Parisiens en matière de logement. Et force est de constater, qu’aujourd’hui, les habitants de la capitale peinent à y acquérir un bien.

8260 euros en moyenne le mètre carré. Un niveau déjà extrêmement élevé en ce premier trimestre 2012 mais qui l’est un peu moins qu’en septembre dernier…En matière d’immobilier, Paris est la capitale européenne la plus chère et les Parisiens en font les frais. Le courtier en ligne Meilleurtaux.com met en lumière, dans une récente enquête, les difficultés que rencontrent actuellement, et depuis quelques années maintenant, les habitants de Paris pour y acheter un logement. Et l’étude de souligner que, malgré des baisses répétées des taux des crédits immobiliers, elles ne jouent pas suffisamment en faveur des potentiels acquéreurs. Paris demeure toujours trop chère, notamment pour les familles, contraintes, si elles veulent acheter, de quitter Paris et souvent sa première couronne…La capitale devient celle de propriétaires célibataires.

Une hausse de +186% en dix ans
L’évolution du marché immobilier au sien de la capitale sur la dernière décennie l’explique : depuis 2000, les prix de la pierre ont augmenté de 186%, les salaires n’ont évidemment pas suivi la même courbe…Ainsi, un couple qui pouvait se payer un 100m2 il y a dix ans, parviendra à s’offrir aujourd’hui, avec la même somme, un logement de 57m2. D’où le constat suivant : moins d’un Parisien sur deux peut aujourd’hui prétendre à l’acquisition d’un bien dans la capitale. Certes, si Paris l’insolente, devient de plus en plus inaccessible, le son de cloche est moins grave en province mais il retentit quand même. Les prix y ont également augmenté, de manière plus pondérée, mais le pouvoir d’achat immobilier y est tout de même moins fort qu’il y a dix ans. Toutefois, avec un marché immobilier plus accessible en terme de prix, dorénavant, nombreux sont les Parisiens qui, pour devenir propriétaires,  achètent un logement en province ou en Ile de France, ce, dans la perspective d’une résidence secondaire ou d’un investissement locatif.

Immobilier : En Europe, le marché est disparate

Une étude, portant sur le marché immobilier résidentiel dans les différents européens et publiée ces derniers jours par le cabinet Deloitte, met en exergue les écarts qui les caractérisent en la matière. Le marché français est l’un des plus tendus.

« Les hausses les plus fortes ont été observées au Danemark et en France: aujourd’hui, les prix y dépassent très largement ceux de la moyenne de l’Union européenne ». On savait que les prix pratiqués dans l’hexagone étaient déjà élevés mais de là à conclure qu’ils devançaient amplement la plupart des pays européens… Si les dépenses relatives au logement sont plus fortes de +70% au Danemark par rapport aux coûts moyens affichés dans les pays de l’Union européenne (3200 euros en moyenne par habitant), ils le sont de +41% en France.

 

Et on remarquera également que Paris se positionne sur la première marche du podium des capitales les plus chères d’Europe, avec un prix moyen de 8000 euros le mètre carré pour un logement neuf.

Des prix toujours élevés

D’ailleurs, cette étude souligne aussi que c’est en France que les logements neufs sont les plus chers, avec un prix moyen de 3 500 – 4 000 euros le mètre carré. Du coté des augmentations de prix sur un an, nous sommes également bien placés avec +6,2 % de hausse, quand l’Allemagne, elle, affiche +4%. Au chapitre accessibilité au logement, l’étude de Deloitte révèle, qu’en France, pour acheter un appartement de 70m2, il faudra 9,1 années de salaires, quand il n’en faudra par exemple que 2,43 au Danemark.

Par contre, s’agissant de l’endettement, la France tire son épingle du jeu. Avec un endettement de 12 310 euros en moyenne par habitant, nous faisons partie des pays dont le taux d’endettement est le plus faible (23 000 euros en Angleterre, 38 000 euros au Pays-bas).Enfin, soulignons que du côté de nos voisins européens, les baisses de prix les plus marquantes sont enregistrées en Hongrie (-20%) et en Espagne (-5%), conséquence directe de la crise économique que subissent de plein fouet ces deux pays

Cécile Duflot veut mettre fin à « l'emballement des loyers »

Fotolia_36647075_XSLa nouvelle ministre de l’Egalité des territoires et du Logement entend dès le début de son mandat prendre des mesures radicales afin de favoriser l’accès au logement et enrayer la mécanique de loyers prohibitifs. L’encadrement des loyers est au « cœur de ses priorités »

Le Président de la République, François Hollande, l’avait annoncé lors de son programme de campagne présidentielle, il prônait la mise en place d’un encadrement des loyers afin de contrecarrer des prix à la location toujours à la hausse. Ils ont en effet grimpé de plus de 50% en dix ans. La ministre du Logement, Cécile Duflot prend le taureau par les cornes et a annoncé, dès cette semaine, qu’elle allait instaurer un encadrement des loyers dans certaines zones afin d’éviter leur « emballement », ce, parallèlement à la mise en place d’un observatoire national des loyers. Un tel dispositif devrait rapidement être mis en place. Après concertation avec les professionnels du secteur la ministre entend proposer un plan d’action d’ici quelques semaines. Il s’inscrira alors dans un projet global visant à enrayer la crise du logement en France, des prix de plus en plus élevés et une pénurie de logements alarmante.

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Le marché des crédits immobiliers poursuit son ralentissement

CreditnormalNous faisions écho il y a quelques semaines du fléchissement du nombre de crédits immobiliers accordés en début d’année. Une note récente de l’Observatoire Crédit Logement/CSA  confirme que ce recul se poursuit.

Le nombre de crédits immobiliers accordés au cours du premier trimestre 2012 ont chuté de 32,2 % par rapport au mois d’octobre et novembre de l’année dernière. Et ce net fléchissement se poursuit au mois d’avril, avec un recul de 9,5%. Le crédit immobilier est en perte de vitesse. Malgré des taux qui ont été revus à la baisse ces derniers temps pour revenir à leur niveau du premier trimestre 2011, avec un taux d’emprunt moyen de 3,85% sur une durée de 20 ans, les Français sont dans une forme d’attentisme.

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Immobilier neuf : un marché déprimé

Fotolia_5766342_XSLa Fédération des promoteurs immobiliers (FPI) et l’Union des Maisons Françaises (UMF) viennent de publier leurs derniers chiffres relatifs à l’immobilier neuf. Le constat est accablant : les constructions sont en perte de vitesse.

Le dernier trimestre 2011 n’avait pas été un bon cru pour les promoteurs. On se souvient du net ralentissement des constructions. Le premier trimestre 2012 n’a fait que confirmer la tendance : le bâtiment a enregistré une baisse de ses constructions de l’ordre de -25% par rapport à la même période l’année passée. Et il s’agit là d’une moyenne car des villes comme Rouen, Bordeaux ou encore Toulouse affichent des coups de freins respectifs de -77%, 47% et 44% ! Et la région parisienne, souvent à l’écart des aléas du marché immobilier n’est pas en reste avec une baisse des constructions de logements neufs de -21%.

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Le patrimoine de François Hollande en toute transparence

PalaisElyseePublié au Journal Officiel ces derniers jours, le patrimoine immobilier du nouveau Président de la République, François Hollande, est estimé à 1,17 million d’euros. Détails.

Comme il est de coutume et imposé par la loi, lors de son intronisation au plus haut poste de l’Etat, le Président de la République déclare sa situation patrimoniale. Ce fut chose faite le 11 mai dernier.

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