Intempéries, habitez-vous une ville exposée ?

Au lendemain des intempéries survenues dans le département des Alpes-Maritimes, la Chaîne Météo a établi un Top 5 des villes les plus menacées par les risques climatiques. Nous faisons le point.

40e au rang mondial des pays les plus exposés aux catastrophes naturelles, la France dispose d’infrastructures et d’un niveau de développement qui la classe 150e des pays à risques. Si certains pays sont menacés par des risques sismiques et industriels, l’Hexagone est plus vulnérable à ceux d’ordre climatique et océanographique. Ainsi, on découvre que c’est Saint-Pierre en Martinique qui peut être « rayée de la carte à tout moment » à cause des risques de fortes pluies, ouragans, raz-de-marée et éruptions volcaniques. Viennent ensuite Nîmes « sous la menace des crues éclairs », Grenoble qui cumule une exposition aux risques de canicule, crues et vagues de froid. Nice, coincée entre mer et montagne, est quant à elle confrontée à d’éventuels tremblements de terre et glissements de terrain. Enfin, Quimper se trouve « à la merci d’une submersion » provenant de l’océan.

Les risques naturels et technologiques, un diagnostic pour s’informer

Lorsque vous achetez ou louez un logement, un dossier technique comprenant un document faisant état des risques naturels, miniers et technologiques (ERNMT) doit vous être remis. Il vous permet de savoir dans quelle mesure votre futur lieu d’habitation est couvert par un plan de prévention des risques technologiques ou un plan des risques naturels prévisibles, prescrits ou approuvés, ou encore s’il se situe dans une zone de sismicité.

Si cet ERNMT ne vous a pas été donné, vous êtes en droit de l’exiger auprès du vendeur ou de votre bailleur. Vous pouvez également vous informer sur les risques auprès de la mairie ou de la préfecture.

Prêt immobilier : comment récupérer plusieurs milliers d’euros ?

Une faille juridique a été détectée et concernerait un quart des crédits immobiliers en cours. Les emprunteurs touchés par cette faille pourraient bien empocher une belle somme d’argent. Explications.

Le montant moyen que les emprunteurs pourraient récupérer est estimé à 44 000 €. Une somme coquette qui vaut le coup de vous pencher de nouveau sur votre contrat ! De quoi s’agit-il ? Les banques calculent parfois les taux d’intérêt sur une base de 360 jours, appelée année lombarde, au lieu de 365 jours. Ce décalage de cinq jours par rapport à l’année civile peut donc vous rapporter gros. Les dossiers portés en justice ont eu pour conséquences l’annulation du taux d’intérêt négocié lors de l’ouverture du crédit et son remplacement par le taux légal, c’est-à-dire un taux proche de 0 auquel les banques empruntent auprès de la banque centrale européenne.

L’année lombarde : un usage légal

Attention toutefois à ne pas vous emballer trop vite ! En effet, l’usage de l’année lombarde est légal s’il est clairement inscrit dans l’offre de prêt que vous avez signée avec votre banque. La banque LCL aurait par exemple obtenu gain de cause devant la justice avec des contrats stipulant clairement l’usage de cette fameuse année lombarde. Enfin, si vous voulez contester une éventuelle irrégularité, vous ne pourrez le faire que dans les cinq ans suivants la signature du contrat.

 

Pour plus d’informations, vous pouvez vous tourner vers des associations de consommateurs telles que l’AFUB (Association française des usagers des banques) ou l’ABE IS (Assurance Banque Épargne Info Service).

Terrains constructibles, les prix flambent !

L’association de consommateurs CLCV (Consommation logement et cadre de vie) vient de publier une étude dans laquelle elle s’inquiète de la flambée des prix du foncier constructible. En sept ans, le prix des terrains a augmenté trois fois plus que celui du logement !

Le prix moyen d’un m2 de terrain a augmenté de 60 % entre 2006 et 2013 passant ainsi de 46 € à 73 €. Alors que le prix moyen du bâti s’est accru de 21 %, passant de 1 031 € à 1 244 € le m2. Sans surprise, la CLCV note de fortes disparités entre les régions. Le prix moyen du m2 se situe ainsi à 57 € en Aquitaine, 125 € en Languedoc-Roussillon et s’est élevé jusqu’à 310 € en région parisienne en 2013. Sur les deux régions étudiées (Aquitaine et Pays-de-la-Loire), l’association de consommateurs a par ailleurs relevé une forte hétérogénéité d’un territoire à l’autre, tout en étant voisins. Par exemple, dans la communauté d’agglomération du Libournais, le terrain vaut en moyenne 33 000 € et représente 31 % du coût de la maison alors que dans le Sud Libournais, les chiffres grimpent à 54 000 € et 47 %.

Aller vers un marché organisé, ouvert et transparent

La CLCV dénonce une hausse du coût du foncier qui entraîne dans son sillon une progression de celui des logements, et ce dans un marché non organisé. À ce titre, elle a saisi l’Autorité de la concurrence pour avis. En parallèle, elle a écrit à la ministre du Logement, Sylvia Pinel afin de lui demander de mettre en place un baromètre local des prix des terrains constructibles, à l’instar de celui réalisé par les notaires pour l’immobilier. Enfin, l’association propose de rendre l’obtention des permis de construire plus fluide et transparente, ainsi que de favoriser la construction et le logement social.

Le rôle de l’agence immobilière

Vous avez décidé de vendre votre bien immobilier par l’intermédiaire d’une agence immobilière. Découvrez quel sera le rôle de l’agence immobilière dans cette grande aventure.

Dans le cadre d’une vente immobilière, l’agence immobilière agit en tant qu’intermédiaire entre l’acheteur et le vendeur. Son rôle est de rapprocher acheteur et vendeur pour conclure une vente immobilière.

Le rôle de l’agence immobilière est défini dans le mandat de vente que le vendeur confie au professionnel. Ce mandat qui peut être un mandat simple ou un mandat exclusif est établi par écrit. Ce document définit le rôle de l’agence immobilière selon ce qui a été décidé entre le vendeur et le professionnel de l’immobilier.

Les agences immobilières proposent à leurs clients d’intervenir :

– pour estimer le prix de vente du bien immobilier ;

– pour trouver des acquéreurs potentiels ;

– pour effectuer des visites du logement ;

– pour représenter et assister le vendeur lors de la signature de l’avant-contrat ;

– pour représenter et assister le vendeur le jour de la signature de l’acte définitif de vente devant le notaire ;

– pour conseiller le vendeur tout au long de la mise en vente du bien immobilier.

La réduction d’impôt, véritable moteur de l’immobilier locatif

Qu’est-ce qui motive les particuliers qui décident d’investir dans l’immobilier locatif ? La perspective de payer moins d’impôts ! C’est ce que dévoile une récente étude du Crédit Foncier qui met à jour les motivations des investisseurs.

54 % des particuliers qui se sont lancés dans un projet d’investissement locatif l’ont fait dans la perspective de payer moins d’impôts. Un chiffre qui va jusqu’à 71 % pour les investisseurs dans le neuf et qui tombe à 16 % dans l’ancien. Et pour cause, l’actuel dispositif Pinel permet de déduire fiscalement une partie du prix d’acquisition d’un bien neuf ou remis entièrement à neuf, si celui-ci est destiné à la location.

Au deuxième rang des motivations, vient le moyen de disposer d’un revenu complémentaire au moment de la retraite pour 44 % des répondants. Un chiffre qui grimpe à 54 % dans l’ancien et se situe à 40 % dans le neuf.

La constitution d’un patrimoine motive 41 % des sondés, et se place en troisième position. Une raison également plus invoquée dans l’ancien (50 %) que dans le neuf (38 %)

Enfin, 32 % des particuliers ont investi dans le locatif afin de pouvoir transmettre un bien à leurs enfants (41 % dans l’ancien et 27 % dans le neuf).

Des investisseurs aux revenus confortables

Le portrait type des particuliers qui investissent dans l’immobilier locatif ? L’étude révèle qu’il s’agit généralement de couples de plus de 40 ans au pouvoir d’achat élevé. En effet, le revenu annuel médian des acquéreurs est estimé à 67 500 €. Un montant qui varie selon les régions, avec des pics en Rhône-Alpes (73 600 €) et en Île-de-France (74 390 €) notamment.

Loyers en baisse, faut-il vraiment se réjouir ?

Une baisse record des loyers a été enregistrée cette année. Du jamais vu en près de vingt ans ! Une bonne nouvelle pour les nouveaux locataires qui devront débourser moins… Mais qui risquent de se retrouver avec un bien de moindre qualité dans un  marché saturé.

Les loyers ont reculé de 1,4 % en moyenne sur les huit premiers mois de l’année par rapport à la même période en 2014, d’après l’observatoire Clameur. Cette baisse concerne principalement les petits logements qui demeurent les biens les plus recherchés par les locataires. Les loyers des studios connaissent ainsi une diminution de 2,7 % et ceux des deux-pièces de 1,3 %. Les villes les plus touchées sont Marseille (-5,2 %), Lyon (-3,6 %), Lille (-2 %) et Strasbourg (-1,8 %). Seules trois grandes villes échappent à cette baisse : Le Mans (0,7 %), Bordeaux (0,3 %) et Reims (+0,3 %). Quant à eux, les locataires parisiens peuvent aussi se réjouir avec une baisse des loyers de 1,8 %.

Un parc locatif affaibli

Si le recul des loyers engendre de potentielles économies pour les locataires, elle les met face à un parc locatif qui se détériore. En effet, les locataires déménagent plus facilement (29,5 % en 2015 contre 28,2 % en 2014) mais risquent de se retrouver avec un logement de moindre qualité. En effet, depuis le début de l’année, seuls 15,8 % des logements sont reloués après des travaux d’entretien ou d’amélioration, contre 23,3 % sur la période 1998-2015. Enfin, alors que l’offre locative repart sur tout le pays, Paris connaît une nouvelle baisse qui pourrait engendrer une « crise quantitative sévère » d’après l’observatoire.

Loi ALUR : modification du régime juridique de droit de préemption urbain (DPU)

Dans le cadre d’opération d’aménagement urbain, une personne publique, comme une collectivité territoriale par exemple, peut acheter en priorité un bien immobilier vendu par un particulier ou une entreprise. On parle alors de droit de préemption, lorsqu’un propriétaire n’a pas la liberté de vendre son bien comme et à qui il le souhaite.

Après plusieurs tentatives infructueuses pour réformer le droit de préemption, la loi Alur (pour un accès au logement et un urbanisme rénové) y est finalement parvenue. Elle apporte des modifications majeures au DPU (droit de préemption urbain) et au droit de préemption en ZAD (zone d’aménagement différé).

Depuis le 27 mars 2014, la loi Alur affiche une forte volonté de mobiliser le foncier disponible. Comment ? En élargissant l’action des intercommunalités et du préfet dans le droit de préemption au détriment des communes. Elle multiplie également le champ d’application du DPU.

Autre objectif, protéger davantage les personnes préemptées tout en clarifiant les règles et mécanismes du droit de préemption.

 

Londres : Le village olympique s’offre une seconde vie

Les Jeux Olympiques de Londres achevés, les organisateurs mettaient en vente sur un site internet une grande partie du mobilier du village olympique. Aujourd’hui, l’ambition de la ville est d’y construire, juste après la fin des Jeux paralympiques, un nouveau quartier.

Les athlètes auront à peine eu le temps de défaire leurs lacets…Le mobilier des JO de Londres 2012 a dans sa majorité été mis à la vente sur un site internet et les bruits des marteaux et autres perceuses ne devraient pas tarder à se faire entendre une fois que la fin des Jeux paralympiques, le 9 septembre prochain, aura sonné.

Pas question pour la ville de Londres de laisser tous ces hectares à l’abandon. Avec un prix au mètre carré avoisinant les 10 000 euros, on comprend bien la manne financière que représentent ces terrains. Il est donc envisagé d’y aménager quelques 2818 logements dont un peu moins de la moitié seront à caractère social pour créer un nouveau quartier londonien, qui sera baptisé l’East Village. Ainsi, les nombreuses habitations occupées par les athlètes et tout le staff durant les jeux seront remaniées en constructions résidentielles. Quant au parc olympique et ses nombreux hectares, il  devrait être transformé en parc urbain d’envergure avec notamment la construction de centres sportifs, culturels, aires de jeu. La flamme des JO 2012 sera définitivement éteinte mais le site entend bien renaître de ses cendres.

Un crédit immobilier refusé à cause de vos amis Facebook ?

Un projet immobilier qui tombe à leau du fait de votre interaction avec vos contacts sur le plus fameux des réseaux sociaux ? Un scénario de science-fiction qui pourrait bien devenir réalité si les discussions entre Facebook et les banques se concrétisent

Vos amis sont pauvres et peu fiables financièrement ? Certainement l’êtes-vous aussi, alors mieux vaut ne pas vous confier de l’argent pour concrétiser votre projet immobilier. Voilà en substance l’idée du nouveau brevet déposé début août par Facebook et qui serait la conséquence directe de discussions entre le réseau social et des banques de crédit. Celles-ci sont en effet bien embêtées au moment de prendre leur décision d’accorder un emprunt ou pas : comment déterminer la fiabilité d’un client ? Dans le cas où il n’y a pas d’historique financier à consulter, alors il reste votre présence sur la toile.

Des start-ups farfouillent déjà vos comptes

Aux Etats-Unis, plusieurs start-ups proposent déjà aux banques de consulter pour elle les interactions et discussions du client sur Facebook ou Twitter, afin de déduire s’il est assez fiable. Avec cet argument imparable : s’il a dans son réseau des connaissances qui commentent sur le Net leurs mésaventures financières, alors peut-être faut-il aussi en déduire que le client en question peut connaître pareilles difficultés. Si Facebook donne son aval à de telles investigations de votre compte personnel, peut-être va-t-il falloir commencer à faire le tri parmi vos amis virtuels…

Investir dans une maison de retraite : le bon plan ?

En matière dinvestissement immobilier, il existe aujourdhui une opportunité en plein développement : le marché des établissements hospitaliers pour personnes âgées dépendantes (EHPAD), qui permet à la fois de réaliser de belles plus-values fiscales et un intéressant retour sur investissement.

L’investissement dans une EHPAD consiste à confier une certaine somme d’argent à une société exploitante qui va prendre en charge la gestion de votre bien au sein de la maison de retraite, en échange du versement mensuel d’un loyer. Vous êtes ainsi le propriétaire d’une chambre au sein de l’établissement, avec des rendements moyens estimés autour de 4,5 %. Nul besoin de s’occuper de la location ou de l’entretien : c’est la société exploitante avec qui vous avez signé le bail qui s’en occupe.

Jusqu’à 3666 /an de remise dimpôts

Autre avantage de taille pour les investisseurs ayant jeté leur dévolu sur un EHPAD : une remise d’impôt équivalente à 11% du montant de l’investissement, étalée sur neuf ans et s’appliquant directement sur l’impôt sur le revenu. Un dispositif prévu par la loi Censi-Bouvard qui prévoit néanmoins un seuil maximal de 300 000 € par an et par foyer fiscal, soit une remise maximale de 3666 € maximum par an et pendant neuf ans. Sans oublier la possibilité de récupérer la TVA, si la société exploitante et l’investisseur assurent eux-mêmes le paiement de cette TVA.

Avec le vieillissement de la population, la demande de places en EHPAD dépasse largement le niveau de l’offre. De quoi envisager cet investissement qui a de l’avenir… Notamment avec les trois principaux gestionnaires d’EHPAD que sont Korian, Orpea et DomusVi.